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janvier 2016

Ce qu’il faut retenir du London’s Fintech Expo de décembre 2015

Ce qu’il faut retenir du London’s Fintech Expo de décembre 2015

Ce qu’il faut retenir du London’s Fintech Expo de décembre 2015 1023 682 Twelve Consulting

Dédié à la Finance et l’Assurance, la conférence London’s Fintech Expo qui se déroulait du 8 au 9 décembre 2015 rassemblait Fintechs, Insuretechs, banques traditionnelles et cabinets de conseil autour de conférences, workshops et sessions de showcase.

La spécificité des sujets fait échos aux missions que Twelve effectue chez ses clients. Sixtine et Normann, deux Twelveurs présents sur place, nous font part de leur analyse.

Ce qu’il faut retenir de la conférence

Trois axes majeurs dans les débats :

  • La nécessité d’acquérir une meilleure connaissance client par une utilisation optimale de la Data collectée
  • Les enjeux soulevés par les nouveaux entrants et nouvelles technologies dans l’assurance
  • La démocratisation des services financiers : nouveaux clients, nouveaux investisseurs

 

  1. Comment utiliser le Big Data pour proposer des offres et services sur mesure à chaque client?

La connaissance client est un enjeu majeur de la révolution digitale. Elle permet de fournir aux clients des produits et services personnalisés, et adaptés à leurs besoins par une segmentation plus fine.

Les institutions financières traditionnelles possèdent déjà une importante base de données Client, construite au fil du temps. Les Fintechs, par leur plus grande capacité d’innovation, développent des solutions digitales qui optimisent simultanément la collecte de nouvelles données et l’utilisation de la Data existante.

Ces outils transforment la donnée Client brute en informations exploitables tout en intégrant de nouvelles variables – comportement de l’investisseur/de l’assuré, préférences en terme d’investissements/de produits et centres d’intérêt, aux paramètres traditionnels – potentiel d’investissement et profil de risque.

Il s’agit de remettre l’utilisateur au cœur du modèle économique. « Nous avons tendance à toujours parler de technologie alors qu’il faut parler de l’humain » (Jamie Macgregor, Senior vice-président de la practice Assurance chez Cellent).

 

  1. Dans l’assurance, quels sont les enjeux soulevés par l’arrivée de nouveaux acteurs (Insuretechs et « assurances engagées »), de nouvelles technologies?

 Le secteur de l’assurance est en pleine transition. Il passe d’un modèle basé sur une offre uniforme à une personnalisation pointue, notamment grâce à l’Internet des Objets (IoT). Ces outils mesurent les comportements des assurés, accroissant et optimisant la connaissance client.

Pour Andrew Brem, Chief Digital Officer d’Aviva, « l’IoT permet l’ultime sur-mesure de l’offre client ».

Ce secteur fait aussi face à quatre changements majeurs :

  • La désintermédiation entre producteur et vendeur de produits d’assurance
  • L’exploitation de nouvelles données client dans le pricing des produits
  • La transformation de la relation assureur/assuré : le client a un accès facilité à l’information, il demande plus de transparence et de contrôle sur ses assurances.

« L’assureur, comme le banquier, devient un partenaire de vie pour le client » (Jamie Macgregor)

  • L’émergence de nouveaux acteurs comme les Insuretechs (Oscar et Vitality par exemple) et les « assurances engagées » qui apportent de nouvelles façons de s’assurer. L’Insuretech Inspeer par exemple, propose à ses utilisateurs de partager leurs franchises d’assurance avec sa communauté d’assurés afin de diluer le risque.

Ces transformations ont deux principaux impacts sur les modèles actuels :

  • Elles favorisent la diminution du risque grâce à des outils de mesure plus perfectionnés, innovants et en temps réel
  • Elles nécessitent d’adapter l’offre Produits par de nouvelles manières de s’assurer ou encore de réfléchir à la question de la responsabilité du client (exemple des voitures sans conducteur de Google et Apple).

 

  1. La démocratisation des services financiers : Comment capter de nouveaux clients et investisseurs ?

Deux thématiques ont particulièrement retenu notre attention :

  • Cibler de nouveaux clients : marchés émergents et populations « underbanked »

L’ouverture des services financiers à cette nouvelle population favorise leur intégration sociale et financière. Cette démocratisation est observée dans les pays développés comme dans les pays émergents.

Vodafone M-Pesa et TransferTo se sont positionnés sur les marchés émergents, en fournissant un service de transfert d’argent via téléphone mobile. Ils se focalisent sur des régions isolées, difficilement accessible par les acteurs traditionnels et nécessitant une adaptation des services proposés (peu d’accès internet, faible recensement de la population, difficulté de vérification d’identité…).

Ces acteurs ont observé de réelles opportunités en termes de gain de part de marché et de ROI sur ces marchés.

  • Développer le financement participatif pour répondre à la demande des investisseurs.

L’économie participative est de plus en plus présente.

Le développement d’approches alternatives avec le crowdfunding ou le peer-to-peer lending répond à la demande de tous les types d’investisseurs.

En effet, ils cherchent à donner du sens à leurs investissements, à être acteur de leur stratégie. Les critères qualitatifs des projets financés évoluent. Il ne s’agit plus uniquement de ROI, les investisseurs recherchent également un impact sociétal positif.

« Le P2P lending est un service additionnel, qui vient en soutient des services financiers existants. Il permet la diversification de l’offre proposée aux clients » (Juan Jimenez Zaballos, Directeur de CIB Corporate Innovation au sein du groupe Santander)

Dans ces deux domaines, les Fintechs permettent de rendent accessibles les services financiers à un public plus large et moins averti. Les banques traditionnelles quant à elles, doivent se positionner sur ces marchés, en choisissant leur cible client.

 

Ce que les Twelveurs en pensent

 

 

Sixtine Bouchaud

Sixtine Bouchaud

 

Normann Beck - Senior Consultant chez Twelve Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans l'expérience client

Normann Beck

Au-delà de ces sujets, cette conférence nous a offert une large revue des typologies de services proposées par les Fintechs :

  • Services bancaires
  • Moyens de paiements
  • Financement participatif
  • Gestion d’actifs et de patrimoine
  • Assurance
  • Sécurité et règlementation

Nous constatons – notamment au travers de la participation des banques traditionnelles à la conférence – une évolution dans leur relation aux Fintechs. Le développement de partenariats et de collaborations fait émerger des synergies entre ces acteurs, au-delà des acquisitions réalisées jusqu’à présent.

De ces synergies dépendent la pérennité des Fintechs et de leurs modèles disruptifs, tout autant que la modernisation des banques traditionnelles.

 

Un article de Sixtine Bouchaud et Normann Beck.

Twelve Consulting
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Industrie pharmaceutique face au consommateur

L’industrie pharmaceutique face au consommateur 2.0

L’industrie pharmaceutique face au consommateur 2.0 560 467 Twelve Consulting

 

Maxime RenardUn mois, une interview ! Nos Twelveurs, experts en transformation digitale, s’intéressent aussi aux métiers de nos clients, aux évolutions de notre économie, aux innovations les plus disruptives et à tout ce qui fait l’effervescence extraordinaire de notre secteur. Chaque mois, Maxime Renard, consultant chez Twelve Consulting, rencontre un Twelveur et s’intéresse à un nouveau sujet !

 

Celyha Mathieu Twelve ConsultingCelyha Mathieu est consultante chez Twelve Consulting. Diplômée de l’ESCP-Europe, elle intervient notamment auprès des clients de l’industrie pharmaceutique. Celyha s’intéresse à la transformation digitale du secteur de la santé et à son impact sur les organisations et les acteurs du marché.

 

 

L’industrie pharmaceutique est en proie à d’importants bouleversements. Le marché des laboratoires se transforme : les organismes payeurs, les professionnels de santé et les patients changent d’attitude à l’égard de l’achat, de la prescription et de la consommation des médicaments. Aussi, les relations entre les acteurs de l’industrie du médicament sont bouleversées.

Dans ce contexte, les technologies numériques sont à la fois l’une des causes et des réponses à ces changements. Une cause car elles donnent accès à l’ensemble des acteurs à de nombreuses informations ; une réponse car elles permettent aux laboratoires pharmaceutiques d’être en relation directe avec les patients qui consomment leurs produits. Le rôle des laboratoires évolue et les patients attendent d’eux d’accompagner les thérapies autant que de fabriquer les médicaments.

Le patient est devenu consommateur de santé

Au cœur de cette mutation, le consommateur 2.0. Il a transformé sa manière d’acheter, de comparer, d’accéder à l’information de la plupart des produits courants, et il applique aussi cette attitude aux produits de santé. Il devient ainsi acteur de ses propres soins : le digital lui permet de comparer, de discuter, d’échanger sur les informations scientifiques, les thérapies, les traitements, la nature des médicaments prescrits.

Le rapport au médecin est également modifié à cause de l’accès dont disposent les patients à l’information médicale, souvent vulgarisée, sur internet : aujourd’hui, cet accès à l’information est en train de devenir une norme puisque la plupart des patients estiment recevoir trop peu d’informations de leur médecin. On estime à 78 % la proportion des patients qui vont chercher des informations complémentaires en allant sur internet ou en interrogeant leur pharmacien ; de plus, 60 % des Français estiment utile de pouvoir suivre leur santé et leurs traitements depuis leur smartphone via des applications dédiées.

Dans ce cadre, l’industrie pharmaceutique voit apparaître, dans le domaine de la santé, de nouveaux concurrents : les big techs. Ils sont initiateurs du « Quantified Self », qui permet le développement du marché de la santé connectée. Bien que néophytes de la santé, ils sont professionnels des technologies, de l’innovation, et sont maîtres dans l’exploitation des informations, le « big data ». Tous les acteurs majeurs du secteur se lancent sur le créneau de la santé : Apple HeathKit, Samsung Digital Health Initiative, Microsoft HealthVault, Google Android Wear, Google Fit, Nike +…

Le digital crée un lien entre l’industrie et le patient

Face à cette tendance, l’industrie du médicament réagit. Ne pouvant pas concurrencer les professionnels de la technologie seulement sur leur cœur d’activité, elle peut le faire sur la santé elle-même : c’est là où se trouve à la fois son expertise et la demande du consommateur. Cette approche est fondamentalement digitale, puisque seul ce canal lui permet de s’adresser, aussi directement au patient. Par ailleurs, avec le développement des maladies chroniques, la durée des traitements s’allonge, et l’accompagnement est d’autant plus important. Aussi, l’industrie crée de nouvelles offres : des applications spécifiques, des sites d’information et d’échange sur les traitements et/ou les thérapies, des programmes d’apprentissage… le tout s’inscrivant dans une volonté de suivi du patient à distance. Il s’agit d’organiser le monitoring des pathologies et des médicaments, en accompagnant le patient dans les différentes étapes de sa thérapie. Diabéo de Sanofi (assistant numérique pour diabétiques), IBGStar (lecteur de glycémie connecté), AsthmaCrise de AstraZeneca (suivi des patients asthmatiques) sont autant d’exemples de cette stratégie d’entrée dans le digital par l’expertise santé des laboratoires.

Le suivi permet également d’accroitre sa notoriété auprès des patients : ce dernier étant devenu consommateur, il est au cœur de la stratégie des laboratoires. La notoriété se crée par l’audience sur le web, sur les applications, les réseaux sociaux, les forums ; de cette notoriété nait la confiance, fondamentale dans le processus d’achat des produits de santé.

Transformation digitale, transformation du business model

L’industrie pharmaceutique adopte plusieurs stratégies pour entrer dans le digital. Certaines créent leur propre solution, mais semblent minoritaires : la plupart s’associent avec des spécialistes de la technologie, qu’ils soient géants du secteur (comme Google) ou start-up innovantes. Cela permet de mutualiser les compétences ; dans les secteurs de la santé et de la technologie, mais aussi en associant des entreprises spécialistes de programmes d’observance, de conseils nutritionnels, de la gestion du stress, de la physiothérapie, des exercices physiques, des bilans de santé…

En réalité, la transformation digitale est un véritable challenge pour l’industrie pharmaceutique, mais lorsqu’elle est bien accompagnée, elle est tout autant une opportunité de croissance. Elle permet de s’adapter et d’anticiper les besoins du consommateur à travers l’exploitation des données récoltées. Si l’industrie pharmaceutique dispose des moyens d’opérer cette transformation digitale et de l’intégrer à sa chaîne de valeur, un challenge supplémentaire réside dans le développement d’une culture digitale en interne : l’accompagnement de cette transformation par des méthodologies est donc crucial.

 

Interview de Celyha Mathieu, avec la plume de Maxime Renard
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Session coaching pour les Twelveurs : le test du MBTI

Session coaching pour les Twelveurs : le test du MBTI

Session coaching pour les Twelveurs : le test du MBTI 700 463 Twelve Consulting

Au cours d’une matinée bien remplie, nos Twelveurs ont pu en savoir un peu plus sur eux-mêmes et sur leur compréhension des autres en réalisant le test du MBTI. Deux vendredis de suite, une consultante en Ressources Humaines est venue spécialement dans les locaux de Twelve Consulting pour aider l’équipe à comprendre ses différences et à décrypter les comportements qui en découlent. Ce test de personnalité et les échanges qui ont suivi ont convaincu chacun de l’utilité de comprendre son « profil », tant dans sa vie professionnelle que personnelle !

 

Anne-Laure Thupin, ancienne consultante chez Twelve Consulting

Anne-Laure a participé au test et nous raconte ses impressions : “J’avais toujours voulu faire ce test mais n’en avais jamais eu l’occasion. Je pense que c’est important d’un point de vu personnel d’améliorer sa connaissance de soi, mais également très utile dans ma vie professionnelle et plus particulièrement dans mon métier de consultante. Nous sommes continuellement en contact avec nos clients, et connaître les différents profils de personnalité me permettra de m’adapter plus facilement et de faciliter mes relations.”

 

Mais cette séance n’était qu’une première étape, puisque des rendez-vous individuels sont déjà programmés pour permettre à chacun d’aller plus loin dans la compréhension de soi… et des autres. A bientôt, donc, pour un prochain épisode !

 

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