Les articles des Twelveurs

Blockchain mode ou réalité par Sixtine Bouchaud

La Blockchain : un effet de mode ou une réalité ?

La Blockchain : un effet de mode ou une réalité ? 1024 758 Twelve Consulting

Vaste sujet que la Blockchain ! Depuis quelques mois, nous sommes inondés d’articles, de dossiers, de conférences et autres webinars sur le sujet, en France mais également hors de nos frontières. Les statistiques de recherche sur Google parlent d’elles même : sur une échelle de 0 à 100, 100 étant la plus grande quantité de recherche d’un terme, Blockchain obtient 90 pour le mois de mars 2016.

J’ai cependant remarqué que malgré cette abondance de littérature sur le sujet, nombreux ceux qui n’arrivent pas à s’imprégner du sujet, de par son caractère très technique. Je me suis donc lancé le défi  de vulgariser ce sujet en partant des usages apportés par la Blockchain. C’est là l’essence du métier de consultant en transformation digitale : identifier pour nos clients les usages portés par de nouvelles technologies. La Blockchain est-elle un effet de mode ou une tendance de fond ?

Cet article s’inspire de recherches personnelles et de conférences auxquelles j’ai participé :  The WBS PayTech 2016 à Londres en février dernier et la Conférence Blockchain organisée par Digital Business News et Orange en mars dernier à Paris.

La Blockchain est une base de données publique (cf typologie), sécurisée, distribuée entre ses utilisateurs (aucun opérateur ne détient plus de 50% de la puissance de calcul de la chaîne), sans intermédiaires ni organe central de contrôle.

Cette technologie propose une nouvelle manière de communiquer des informations et de sécuriser des transactions quelle que soit leur nature (contrats, transactions financières et monétaires, titres de propriété, diplômes, dossiers médicaux …), en optimisant la traçabilité des échanges et en les décentralisant. Cette technologie innovante favorise le développement de coopérations et d’unesprit de communauté, de plus en plus recherché par les utilisateurs.

La Blockchain contient l’ensemble des échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Ce registre est mis à jour en temps réel par chaque utilisateur et stocké sur leurs propres serveurs.

 

Typologie de la Blockchain

On recense trois types de Blockchain: public, semi-privé, et privé. L’anonymat des données et des utilisateurs varie en fonction de cette typologie. Les usages de la Blockchain sont fortement liés au degré d’anonymat fourni par chaque type ; dans le secteur des services financiers, par exemple, les acteurs préfèreront une Blockchain conservant l’identité des utilisateurs secrète.

  • La Blockchain publique comme son nom l’indique, est ouverte à tous, en termes d’utilisation, de lecture, de réalisation de transactions et de participation au processus de création du consensus validant ces transactions. Toutes les classes d’actifs sont sur le même registre, facilitant et réduisant ainsi le temps de latence des transactions. Ces Blockchains sont sécurisées par les cryptoeconomics : le degré d’influence dans le processus de consensus est proportionnel à la quantité de ressources économiques apportée. Dans une Blockchain publique, « le code est la loi ».
  • La Blockchain semi-privée : Le processus de consensus est contrôlé par un ensemble de nœuds présélectionnés. Chaque nœud se compose de mineurs, serveurs et ordinateurs, soit la puissance de calcul. L’exemple illustrant le mieux la Blockchain semi-privée est celui d’une association d’institutions financières. Chacune d’entre elles opère un nœud. Tous ces nœuds sont nécessaires à la validation d’un bloc. Les permissions de lecture de la blockchain peuvent être publiques ou restreintes. Le consortium R3 regroupant 42 institutions financière dans le monde entier est actuellement en train de travailler sur cette possibilité.
  • La Blockchain privée est principalement une Blockchain interne à une organisation. Un nombre limité et prédéfini d’utilisateurs peut participer au processus de création du consensus. Les permissions de lecture peuvent être publiques ou restreintes de façon arbitraire. Certaines Blockchain privées utilisent le principe de cooptation pour donner accès à de nouveaux utilisateurs. Au sein de ces Blockchains, le niveau d’anonymat des utilisateurs est le plus haut.

 

Les atouts de la Blockchain

  • Une sécurité des données et des transactions renforcée :
    • Un registre décentralisé, dont les transactions sont validées par une communauté et des Tiers de confiance indépendants.
    • Une traçabilité des données accrue favorisant le respect des règlementations de chaque secteur et la transparence des échanges (anti-blanchiment, processus  «  Know Your Customer »…).

 

  • Une forte désintermédiation qui :
    • Favorise l’intégration financière, notamment dans les économies émergentes. La Blockchain offre de nouvelles manières de valider l’identité d’une personne, facilitant ainsi l’ouverture d’un compte bancaire ou l’accès au prêt (contrairement aux processus plus traditionnels des institutions financières). La technologie Blockchain participe ainsi à la démocratisation des services financiers
    • Améliore la comptabilité des entreprises grâce à un registre de transaction partagé, vérifié par la communauté des mineurs et ce, presqu’en temps réel.
    • Réduit les coûts de transaction et de gestion (contrats, virements, diplômes, dossiers médicaux, permis de conduire …) Dans le secteur financier, la Blockchain offre aux institutions financières une gestion plus flexible de leurs réserves. En effet, cette technologie permet de réduire le temps de gestion des litiges grâce à des notifications immédiates, diminuant ainsi la quantité de réserves que ces dernières doivent conserver pour la gestion du risque. Ces ressources peuvent alors être allouées à leurs besoins en capitaux par exemple.

 

 

Cas d’usage de la Blockchain :

  • Gestion de cadastres : L’ONG Bitland a lancé un projet de cadastre numérique à Kumasi au Ghana en 2015 appelé « Real Estate Land Title Registration ». Ce projet se base sur la technologie Bitcoin Blockchain pour la gestion et le transfert des titres de propriétés et des cadastres. En utilisant simplement les coordonnées GPS de la propriété et en les téléchargeant sur les serveurs, on peut générer un titre de propriété dans la Blockchain. Le projet est encore en phase pilote actuellement.

 

  • Gestion de dossiers médicaux : En Estonie, l’entreprise de Blockchain Guardtime et la eHealth Foundation ont annoncé la création d’un partenariat en mars 2016, avec le déploiement d’un système basé sur la Blockchain pour sécuriser plus d’un million de dossiers médicaux. La Keyless Signature Infrastructure (KSI) de Guardtime s’intègrera à la base de données Oracle de la fondation permettant ainsi un suivi en temps réel du statut des dossiers de patients. La KSI est une Blockchain sans registre. En effet, lorsqu’un changement est apporté au dossier médical, une nouvelle signature (ou « hash ») est générée et stockée dans la Blockchain de Guardtime. Le contenu du dossier médical quant à lui ne l’est pas.

 

  • Faciliter l’investissement des PME et des particuliers : Le 31 mars 2016, le gouvernement français a annoncé le lancement d’un pilote afin d’expérimenter l’utilisation financière de la Blockchain. L’objectif est de diversifier les solutions de prêt en adaptant la législation pour mettre la Blockchain au service des « mini bonds ». Cela permettrait aux grands comptes d’investir dans des plateformes de financement participatif pour financer les plus petites entreprises.

 

  • Des usages internes pour les banques : Certaines banques comme Barclays et UBS sont en train de passer à l’action en termes d’utilisation de la technologie Blockchain. Barclays a sélectionné 3 start-ups spécialisées pour suivre son programme d’accélération à Londres : utiliser la Blockchain pour résoudre les problèmes d’authentification des personnes lors de transactions électroniques, tracer toutes sortes de biens. UBS, quant à elle, s’oriente vers l’utilisation de cette technologie pour faciliter et réduire les délais des transactions internationales. Ses laboratoires d’innovation (Londres, Singapour et Zurich) développent cette technologie pour la rendre plus sûre et efficace.

On notera  que la Banque d’Angleterre a été une des premières banques centrales à se pencher sur le sujet (Février 2015 en travaillant sur des systèmes hybrides utilisant la technologie Blockchain.

 

  • Le vote électronique via la technologie Blockchain : De nombreuses initiatives sont en train de voir le jour comme FollowMyVote (Etats-Unis), PublicVote et V-initiatives (Australie), DemocracyOS (Argentine et France). La plus concrète d’entre elles se trouve à Tallinn en Estonie où, fin 2016, les actionnaires de la bourse estonienne pourront voter en ligne via leur e-Residency et donc participer aux assemblées générales.

En effet, la Blockchain est très intéressante dans le processus de vote puisqu’elle permet de réduire le taux d’abstention (pas de déplacement physique nécessaire), d’augmenter la sécurité en décentralisant le stockage des votes et la confidentialité grâce aux clés des utilisateurs (une clé publique pour identifier l’utilisateur sur les listes électorales, une clé privée pour voter en toute sécurité).

 

Les limites de la Blockchain

Selon Gilles Babinet, (Digital Champion France à la Commission Européenne et fondateur de Captain Dash et de eYeka) les enjeux soulevés par la technologie Blockchain sont les suivants :

  • Un enjeu écologique : La Blockchain nécessite une forte consommation d’énergie pour faire tourner les ordinateurs et les serveurs des mineurs.

 

  • Un enjeu de masse : Les chiffres relatifs au nombre de blocs validés et de transactions effectuées par seconde ne sont pas disponibles en temps réel. Cela complique l’utilisation de masse de la Blockchain.

 

  • Un enjeu de gouvernance : Cet enjeu est relatif au processus de création de consensus pour valider les blocs qui dépend du type de Blockchain (publique, semi-privée ou privée) et de la question de l’anonymat des utilisateurs ainsi que des normes réglementaires à respecter (anti-blanchiment, KYC …). Une banque privée aux nombreux clients « high profile » préfèrera se tourner vers une Blockchain semi-privée ou privée afin de conserver l’anonymat de ses clients. De manière générale, les institutions financières se tournent principalement vers ces deux types de Blockchain.

 

Le fonctionnement de la technologie Blockchain :

Chaque donnée est anonymisée grâce à la création d’une signature appelée « hash ».  Un « hash » est généré par un calcul mathématique spécifique et à sens unique : il crypte la donnée mais ne peut pas la décrypter. SHA 256 est un exemple de « hash » fortement utilisé.

Un « hash » doit obligatoirement commencer par un certain nombre de 0. Ce nombre varie en fonction de la quantité de puissance de calcul sur le réseau.

Tous les échanges des utilisateurs sont validés par une communauté de mineurs (entités dont la fonction est d’alimenter le réseau en puissance de calcul) via un processus de Proof of Work ou  par un consensus (accord entre la majorité des systèmes de software qualifiés).

Le Proof of Work est une équation composée :

  • Du « hash » du bloc en question
  • Du nombre qui représente la liste des signatures des transactions de ce même bloc
  • Du nonce (une valeur aléatoire).

Les mineurs doivent trouver la valeur du nonce de manière à ce que le « hash » soit un nombre qui commence par une série de zéro. Plus la quantité de puissance de calcul du réseau est élevée, plus le nombre de zéro est important.  Le mineur qui trouve cette valeur, valide le bloc et accède aux 25 Bitcoins (sa rémunération).

Les mineurs sont rémunérés de deux façons : au nombre de blocs validés et aux commissions attachées à chaque transaction (environ 0,0001 BTC/ 1000 bytes – taille de transaction)

 

Conclusion

La tendance qui a le plus retenu mon attention quant aux usages de la Blockchain, est l’optimisation du processus KYC (Know Your Customer) dans le secteur des services financiers. La Blockchain est très (trop ?) souvent assimilée au Bitcoin, et donc aux transactions monétaires et financières. Il est indispensable de ne pas s’enfermer dans le Bitcoin pour identifier les usages de la Blockchain dans ce secteur. C’est dans cette optique que la Fintech Tradle (représentée par son CEO et co-founder Gene Vayngrib lors de la conférence WBS PayTech en février) s’est créée. Cette dernière part du constat suivant : les institutions financières investissent énormément dans le juridique et la conformité (MiFID, DSP2…). Leur solution permet d’optimiser ces coûts. L’application de Tradle, Trust in Motion (TiM) met en relation une institution financière avec son client ou prospect afin de valider rapidement et de manière sécurisée son identité et ainsi effectuer son onboarding. Pour Gene Vayngrib, « Tradle est l’instagram du KYC ». Le client/prospect envoie les photos des pièces d’identité nécessaires qui sont ensuite validées par la banque, signées électroniquement et stockées de manière confidentielle dans la Blockchain. Cette identité digitale peut être mise à jour et revalidée automatiquement en toute sécurité.

Il est indéniable que la technologie Blockchain est une des tendances phares de l’année 2016. Cette technologie promet de démocratiser la transmission et le stockage d’informations et d’actifs sous toutes leurs formes à travers un archivage anonyme, difficilement falsifiable et jusque-là inaliénable.

Toutefois, il est primordial d’avancer prudemment et d’identifier précisément les usages que les acteurs de chaque secteur peuvent en faire ainsi que la valeur ajoutée que cette technologie, encore balbutiante, peut leur apporter. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2015, les transactions par Bitcoin représentent toujours un chiffre infime comparé aux transactions par carte bancaire : 7 transactions Bitcoin par seconde dans le monde contre par exemple 185 transactions en carte bleue par seconde en France.

 

La Blockchain en quelques chiffres

  • La taille de la Blockchain aujourdhui (avril 2016) est de 63GB en augmentation
  • Un bloc se compose de 1000 à 1700 transactions
  • Un maximum de 7 transactions à la seconde est effectué
  • Un bloc est confirmé toutes les 10 minutes environ
  • Un « hash » (signature) peut varier de 0 ou 1 à 1 suivi de 77 zéros
  • La rémunération des mineurs : 50 bitcoins (BTC) par bloc, puis 25 BTC après 210 000 blocs. 25 BTC équivaut à environ 10 500 USD

 

Article écrit par Sixtine Bouchaud
Twelve Consulting
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Retour à tête (très) reposée sur Microsoft Convergence 2015

Retour à tête (très) reposée sur Microsoft Convergence 2015

Retour à tête (très) reposée sur Microsoft Convergence 2015 1024 768 Twelve Consulting

Pour la troisième année consécutive, je me suis rendu fin novembre avec quelques Twelveurs, à Barcelone pour assister à Convergence, l’évènement annuel Microsoft Business Solution pour ses clients et partenaires européens.

Sur le fond, je retiens avant tout que Microsoft confirme la tendance amorcée par leur nouveau CEO, Satya Nadella : mettre l’expérience client au cœur et faire de Microsoft une entreprise orientée vers l’usage, et pas uniquement un assembleur de technologies. La stratégie « mobile first », confirmée par l’augmentation des ventes en téléphonie et tablettes, est clairement affirmée par la direction du groupe : elle lui permet de se rapprocher de ses utilisateurs finaux et d’être plus proche du métier de ses clients.

Si la part de marché de la Surface Pro continue à augmenter d’une part, de même que les ventes de smartphones d’autre part, Microsoft disposera alors de toutes les briques technologiques pour faire vivre à ses millions de clients une nouvelle expérience. En effet, à travers Office 365 et Dynamics CRM, tous les services sont disponibles pour un usage sans coupure : le Device (Surface Pro, smartphones), les canaux de communication (Outlook, Skype,..), les outils de partage (Yammer, Sharepoint), les solutions de business intelligence (PowerBI), sans oublier l’assistant virtuel Cortana même s’il a causé quelques sueurs froides à Satya Nadella lors d’un certain Keynote à San Francisco en septembre dernier J.

Depuis l’arrivée il y a deux ans de ce dernier, Microsoft propose enfin une stratégie lisible par ses clients (et pas uniquement par ses dirigeants). Nous comprenons désormais la contribution de chaque brique technologique à l’amélioration de l’usage. Avoir une vision et l’étayer par une offre solide et cohérente est un prérequis pour réussir sa transformation digitale. Mais le véritable challenge de Microsoft est de changer le mindset profondément ancré dans la culture de l’entreprise : en effet, pourquoi changer alors que l’entreprise est l’une des plus profitables du monde depuis un demi-siècle ? Et que la plupart de ses managers dispose d’un capital financier suffisant pour envisager sereinement leur avenir ? Il s’agit de passer d’une approche technologique à une approche orientée usage métier. C’est une véritable transformation de profondeur, qui demandera beaucoup de travail.

Et de ce point de vue, Convergence 2015 en est une bonne illustration : on comprend la stratégie et on voit un peu mieux l’usage, le discours reste cependant encore très IT. Enfin, lorsque le changement est fortement porté par un homme, il devrait être présent à chaque évènement important : nous ne pouvons que regretter l’absence de Satya Nadella à Convergence. Espérons qu’il a d’ores et déjà bloqué son agenda pour 2016 !

Enfin, une autre évolution majeure a retenu mon attention.

Conjuguer la mobilité et l’assistance virtuelle, le CRM et la BI devrait révolutionner les pratiques commerciales par la mise à disposition des outils adaptés à leur métier et dont ils pourront tirer directement les bénéfices. Ainsi enrichi, le CRM, qui n’était jusqu’à présent qu’un outil de structuration des process de vente, devient intelligent : l’utilisateur peut vraiment personnaliser la relation commerciale avec son client. Nous passons alors du Customer Relationship Management au Customer Relationship Intelligence – du CRM au CRI.

L’intelligence de l’information est une terre d’opportunités encore peu exploitée : la question est de savoir si face au défi de la transition CRM – CRI, Microsoft sera capable de tenir ses promesses et d’exploiter l’opportunité formidable que ses solutions présentent. Convergence 2015 nous promet en tout cas une année 2016 pleine d’innovation : nous n’en attendions pas moins de Microsoft !

Christophe Amouroux
Twelve Consulting

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Transformation digitale des entreprises : Faire autrement…

Transformation digitale des entreprises : Faire autrement…

Transformation digitale des entreprises : Faire autrement… 630 452 Twelve Consulting

Twelve est à l’honneur dans le n° 159 du magazine Informations Entreprises ! Deux pages sont consacrées à l’approche de notre cabinet sur la transformation digitale, expliquée par Christophe Amouroux. Vous ne recevez-pas Informations Entreprises ? Voici l’article…

 

Fondé en 2014 par Christophe Amouroux avec l’ambition d’accompagner les organisations des secteurs de la banque, de l’assurance et de la santé dans une transformation digitale devenue inéluctable, le cabinet Twelve Consulting leur adresse conseils et solutions pour répondre à leurs nouveaux enjeux en toute indépendance. Quelles sont concrètement les services proposés ? Pourquoi avoir pris le parti de s’adresser plus spécifiquement à ces secteurs d’activité ? Et quels sont les tenants et aboutissants de ce marché ? Son fondateur nous dit tout.

A la question  : «  Comment faire de la transformation digitale un formidable challenge, une source de cohésion globale et de motivation individuelle ? » Christophe Amouroux, heureux fondateur du cabinet Twelve Consulting et spécialiste de la transformation numérique, a bien sûr une réponse à apporter. Selon ce jeune chef d’entreprise – lequel dispose néanmoins de plus de vingt années d’expérience en matière de conseil – pas de doute : les entreprises ont, aujourd’hui plus que jamais, pris la mesure du fait que tout va plus vite. Que pour être plus proches de leurs clients, plus efficaces et plus performantes, elles se doivent d’enclencher ce tournant décisif que constitue la transformation digitale. « Les entreprises savent qu’elles doivent réussir cette mutation, mais elles peuvent se sentir entravées par de nombreux aspects. À commencer par la rigidité de leur organisation et la complexité de leurs processus », tient à souligner Christophe Amouroux. Et de préciser : «  En gardant une posture conservatrice, elles prennent le risque de laisser passer de formidables opportunités dans leur secteur d’activité. Elles s’exposent, par ailleurs, à la menace de nouveaux entrants qui se révèlent plus flexibles et agiles ». Partant de ce constat, celui qui a co-fondé Twelve Consulting aux côtés de onze autres spécialistes de la transformation numérique – d’où son nom : Twelve – a donc pris un parti : celui de proposer à ses clients une approche reposant sur une prestation de conseil d’une part, une proposition d’expérimentation et de déploiement de solutions d’autre part. «  Nous accompagnons les dirigeants aussi bien dans leur réflexion stratégique que dans la mise en œuvre des outils que nous leur proposons. Notre ambition est de leur donner davantage d’agilité et de miser, pour ce faire, sur une approche innovante. Innovante dans le sens où nous les aidons à illustrer leur vision stratégique par des actions concrètes ou la technologie est au service de l’expérience client », commente Christophe Amouroux. Et de poursuivre : « Il s’agit pour nous de donner à nos clients une illustration de ce qu’il adviendra, en réalisant, dès le début du projet, les premières briques qui leur permettront de visualiser rapidement la déclinaison métier de la technologie. S’ensuit une phase de déploiement itérative permettant d’enrichir l’expérience client au fur et à mesure du projet ». Pourquoi la banque, l’assurance et la santé ? Tout simplement parce que le co-fondateur de Twelve Consulting et ses collaborateurs travaillent pour le compte de ces trois secteurs depuis de nombreuses années et qu’ils disposent, de ce fait, d’une bonne appréhension de ces métiers et de leurs environnements réglementaires.

Main dans la main

Audace, rigueur, sens des relations humaines… Si les leitmotiv développés par Twelve Consulting pour le compte des entreprises font aujourd’hui la force de ce spécialiste de la transformation digitale, c’est qu’il applique à lui-même ce qu’il recommande aux autres. Une dynamique et un état d’esprit enthousiaste qui ont permis à ce cabinet de nouer avec ses clients des partenariats inscrits dans la durée et des relations fondées sur la confiance. Christophe Amouroux précise son modèle  : «  Pour proposer à nos clients un accompagnement sur toutes les dimensions de leur transformation digitale, tout en préservant l’agilité de notre organisation, nous avons développé un écosystème de partenaires. Aujourd’hui, nous sommes vingt-cinq «  Twelveurs  » et nous avons une force de frappe de plus de 100 consultants grâce à ce réseau ». Une relation de partenariat qu’il conseille également aux organisations de développer. Les partenariats permettent en effet aux entreprises de proposer à leurs clients une offre plus large dans un environnement de confiance et ainsi de répondre plus rapidement à leurs attentes. « Le financement participatif au travers de plates-formes (crowdfunding) illustre bien ce mode de partenariat dans lequel les banques traditionnelles apportent leur crédibilité et les plates-formes leur simplicité et leur rapidité d’action  », estime Christophe Amouroux. Et de préciser : « Longtemps, la transformation numérique fut perçue par les entreprises comme une opportunité qu’elles saisiraient quand elles en auraient le temps. Depuis quelques mois, les organisations semblent avoir pris conscience de la nécessité d’accélérer leur évolution et commencent à réaliser l’envergure de cette transformation où la technologie n’est que la partie émergée de l’iceberg : l’enjeu est moins dans l’évolution technologique que dans l’évolution des mentalités. D’où la mise en orbite de Twelve Consulting ». Pour relever ce défi, Christophe Amouroux a développé au sein de son entreprise une approche de management originale inspirée de ses valeurs, de son expérience des organisations et des nouveaux modèles développés par les géants du web. Un management qui repose sur la responsabilisation des équipes et sur une grande liberté dans leur organisation. Chacun étant libre de travailler quand il veut et où il veut. Et celui-ci de conclure : « Les grandes entreprises doivent se transformer en profondeur. Pour leurs clients bien sûr, mais également pour leurs collaborateurs. Ce, au risque de voir les plus jeunes faire le choix de plus petites structures, plus agiles et donc plus aptes à répondre à leurs attentes et à développer leurs talents. Mieux partager l’information, limiter les processus, avoir des structures moins pyramidales sont autant de pistes qui permettent d’intégrer chaque individu à un projet collectif ». À qui le tour ?

Ce qu’elle en pense…

« Nous avons choisi Twelve Consulting pour nous accompagner lors du cadrage et de la mise en œuvre de la modernisation de nos outils de competitive intelligence. Il s’agit du développement d’une application Atawad, inspirée du design des apps que nous utilisons au quotidien. La démarche des consultants Twelve a été centrée utilisation et utilisateurs ».
Valérie Bourbon-Malandain,
Vice Présidente IT-Digital, IPSEN

 

 L’oeil sur…

Christophe Amouroux Président et fondateur de Twelve Consulting

Christophe Amouroux,
Fondateur de Twelve Consulting

Lorsqu’il prend la décision de fonder Twelve Consulting aux côtés de onze autres consultants, Christophe Amouroux dispose déjà d’une expérience significative de plus de vingt années en matière de conseil aux entreprises, et plus spécifiquement sur la gestion de la relation client et la transformation digitale. Né à Valence en 1970 et diplômé de l’ESCP-Europe, il débute sa carrière chez KPMG Peat Marwick où il devient manager à 28 ans. Il poursuit son cheminement en tant que partner chez CSC et crée en 2008 la practice CRM du cabinet. Il devient senior partner en 2010, et rejoint en 2012 le comité de direction de l’activité conseil pour le sud et l’ouest de l’Europe. Faisant le constat que les entreprises s’engagent dans une mutation digitale profonde et que l’accompagnement de structures complexes doit être agile et proche de la réalité des métiers, il prend la décision de voler de ses propres ailes en 2014. C’est là qu’il créé le cabinet Twelve Consulting. La suite, on la connaît, puisque ses équipes et lui accompagnent de nouvelles sociétés tous les jours dans un seul et unique but : utiliser le digital pour servir leurs clients de façon personnalisée comme s’ils étaient les seuls et, non accessoirement, les meilleurs.

 

Article « Faire autrement »
N° 159 du magazine Informations Entreprises

Ce qu’il faut retenir du London’s Fintech Expo de décembre 2015

Ce qu’il faut retenir du London’s Fintech Expo de décembre 2015

Ce qu’il faut retenir du London’s Fintech Expo de décembre 2015 1023 682 Twelve Consulting

Dédié à la Finance et l’Assurance, la conférence London’s Fintech Expo qui se déroulait du 8 au 9 décembre 2015 rassemblait Fintechs, Insuretechs, banques traditionnelles et cabinets de conseil autour de conférences, workshops et sessions de showcase.

La spécificité des sujets fait échos aux missions que Twelve effectue chez ses clients. Sixtine et Normann, deux Twelveurs présents sur place, nous font part de leur analyse.

Ce qu’il faut retenir de la conférence

Trois axes majeurs dans les débats :

  • La nécessité d’acquérir une meilleure connaissance client par une utilisation optimale de la Data collectée
  • Les enjeux soulevés par les nouveaux entrants et nouvelles technologies dans l’assurance
  • La démocratisation des services financiers : nouveaux clients, nouveaux investisseurs

 

  1. Comment utiliser le Big Data pour proposer des offres et services sur mesure à chaque client?

La connaissance client est un enjeu majeur de la révolution digitale. Elle permet de fournir aux clients des produits et services personnalisés, et adaptés à leurs besoins par une segmentation plus fine.

Les institutions financières traditionnelles possèdent déjà une importante base de données Client, construite au fil du temps. Les Fintechs, par leur plus grande capacité d’innovation, développent des solutions digitales qui optimisent simultanément la collecte de nouvelles données et l’utilisation de la Data existante.

Ces outils transforment la donnée Client brute en informations exploitables tout en intégrant de nouvelles variables – comportement de l’investisseur/de l’assuré, préférences en terme d’investissements/de produits et centres d’intérêt, aux paramètres traditionnels – potentiel d’investissement et profil de risque.

Il s’agit de remettre l’utilisateur au cœur du modèle économique. « Nous avons tendance à toujours parler de technologie alors qu’il faut parler de l’humain » (Jamie Macgregor, Senior vice-président de la practice Assurance chez Cellent).

 

  1. Dans l’assurance, quels sont les enjeux soulevés par l’arrivée de nouveaux acteurs (Insuretechs et « assurances engagées »), de nouvelles technologies?

 Le secteur de l’assurance est en pleine transition. Il passe d’un modèle basé sur une offre uniforme à une personnalisation pointue, notamment grâce à l’Internet des Objets (IoT). Ces outils mesurent les comportements des assurés, accroissant et optimisant la connaissance client.

Pour Andrew Brem, Chief Digital Officer d’Aviva, « l’IoT permet l’ultime sur-mesure de l’offre client ».

Ce secteur fait aussi face à quatre changements majeurs :

  • La désintermédiation entre producteur et vendeur de produits d’assurance
  • L’exploitation de nouvelles données client dans le pricing des produits
  • La transformation de la relation assureur/assuré : le client a un accès facilité à l’information, il demande plus de transparence et de contrôle sur ses assurances.

« L’assureur, comme le banquier, devient un partenaire de vie pour le client » (Jamie Macgregor)

  • L’émergence de nouveaux acteurs comme les Insuretechs (Oscar et Vitality par exemple) et les « assurances engagées » qui apportent de nouvelles façons de s’assurer. L’Insuretech Inspeer par exemple, propose à ses utilisateurs de partager leurs franchises d’assurance avec sa communauté d’assurés afin de diluer le risque.

Ces transformations ont deux principaux impacts sur les modèles actuels :

  • Elles favorisent la diminution du risque grâce à des outils de mesure plus perfectionnés, innovants et en temps réel
  • Elles nécessitent d’adapter l’offre Produits par de nouvelles manières de s’assurer ou encore de réfléchir à la question de la responsabilité du client (exemple des voitures sans conducteur de Google et Apple).

 

  1. La démocratisation des services financiers : Comment capter de nouveaux clients et investisseurs ?

Deux thématiques ont particulièrement retenu notre attention :

  • Cibler de nouveaux clients : marchés émergents et populations « underbanked »

L’ouverture des services financiers à cette nouvelle population favorise leur intégration sociale et financière. Cette démocratisation est observée dans les pays développés comme dans les pays émergents.

Vodafone M-Pesa et TransferTo se sont positionnés sur les marchés émergents, en fournissant un service de transfert d’argent via téléphone mobile. Ils se focalisent sur des régions isolées, difficilement accessible par les acteurs traditionnels et nécessitant une adaptation des services proposés (peu d’accès internet, faible recensement de la population, difficulté de vérification d’identité…).

Ces acteurs ont observé de réelles opportunités en termes de gain de part de marché et de ROI sur ces marchés.

  • Développer le financement participatif pour répondre à la demande des investisseurs.

L’économie participative est de plus en plus présente.

Le développement d’approches alternatives avec le crowdfunding ou le peer-to-peer lending répond à la demande de tous les types d’investisseurs.

En effet, ils cherchent à donner du sens à leurs investissements, à être acteur de leur stratégie. Les critères qualitatifs des projets financés évoluent. Il ne s’agit plus uniquement de ROI, les investisseurs recherchent également un impact sociétal positif.

« Le P2P lending est un service additionnel, qui vient en soutient des services financiers existants. Il permet la diversification de l’offre proposée aux clients » (Juan Jimenez Zaballos, Directeur de CIB Corporate Innovation au sein du groupe Santander)

Dans ces deux domaines, les Fintechs permettent de rendent accessibles les services financiers à un public plus large et moins averti. Les banques traditionnelles quant à elles, doivent se positionner sur ces marchés, en choisissant leur cible client.

 

Ce que les Twelveurs en pensent

 

 

Sixtine Bouchaud

Sixtine Bouchaud

 

Normann Beck - Senior Consultant chez Twelve Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans l'expérience client

Normann Beck

Au-delà de ces sujets, cette conférence nous a offert une large revue des typologies de services proposées par les Fintechs :

  • Services bancaires
  • Moyens de paiements
  • Financement participatif
  • Gestion d’actifs et de patrimoine
  • Assurance
  • Sécurité et règlementation

Nous constatons – notamment au travers de la participation des banques traditionnelles à la conférence – une évolution dans leur relation aux Fintechs. Le développement de partenariats et de collaborations fait émerger des synergies entre ces acteurs, au-delà des acquisitions réalisées jusqu’à présent.

De ces synergies dépendent la pérennité des Fintechs et de leurs modèles disruptifs, tout autant que la modernisation des banques traditionnelles.

 

Un article de Sixtine Bouchaud et Normann Beck.

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Industrie pharmaceutique face au consommateur

L’industrie pharmaceutique face au consommateur 2.0

L’industrie pharmaceutique face au consommateur 2.0 560 467 Twelve Consulting

 

Maxime RenardUn mois, une interview ! Nos Twelveurs, experts en transformation digitale, s’intéressent aussi aux métiers de nos clients, aux évolutions de notre économie, aux innovations les plus disruptives et à tout ce qui fait l’effervescence extraordinaire de notre secteur. Chaque mois, Maxime Renard, consultant chez Twelve Consulting, rencontre un Twelveur et s’intéresse à un nouveau sujet !

 

Celyha Mathieu Twelve ConsultingCelyha Mathieu est consultante chez Twelve Consulting. Diplômée de l’ESCP-Europe, elle intervient notamment auprès des clients de l’industrie pharmaceutique. Celyha s’intéresse à la transformation digitale du secteur de la santé et à son impact sur les organisations et les acteurs du marché.

 

 

L’industrie pharmaceutique est en proie à d’importants bouleversements. Le marché des laboratoires se transforme : les organismes payeurs, les professionnels de santé et les patients changent d’attitude à l’égard de l’achat, de la prescription et de la consommation des médicaments. Aussi, les relations entre les acteurs de l’industrie du médicament sont bouleversées.

Dans ce contexte, les technologies numériques sont à la fois l’une des causes et des réponses à ces changements. Une cause car elles donnent accès à l’ensemble des acteurs à de nombreuses informations ; une réponse car elles permettent aux laboratoires pharmaceutiques d’être en relation directe avec les patients qui consomment leurs produits. Le rôle des laboratoires évolue et les patients attendent d’eux d’accompagner les thérapies autant que de fabriquer les médicaments.

Le patient est devenu consommateur de santé

Au cœur de cette mutation, le consommateur 2.0. Il a transformé sa manière d’acheter, de comparer, d’accéder à l’information de la plupart des produits courants, et il applique aussi cette attitude aux produits de santé. Il devient ainsi acteur de ses propres soins : le digital lui permet de comparer, de discuter, d’échanger sur les informations scientifiques, les thérapies, les traitements, la nature des médicaments prescrits.

Le rapport au médecin est également modifié à cause de l’accès dont disposent les patients à l’information médicale, souvent vulgarisée, sur internet : aujourd’hui, cet accès à l’information est en train de devenir une norme puisque la plupart des patients estiment recevoir trop peu d’informations de leur médecin. On estime à 78 % la proportion des patients qui vont chercher des informations complémentaires en allant sur internet ou en interrogeant leur pharmacien ; de plus, 60 % des Français estiment utile de pouvoir suivre leur santé et leurs traitements depuis leur smartphone via des applications dédiées.

Dans ce cadre, l’industrie pharmaceutique voit apparaître, dans le domaine de la santé, de nouveaux concurrents : les big techs. Ils sont initiateurs du « Quantified Self », qui permet le développement du marché de la santé connectée. Bien que néophytes de la santé, ils sont professionnels des technologies, de l’innovation, et sont maîtres dans l’exploitation des informations, le « big data ». Tous les acteurs majeurs du secteur se lancent sur le créneau de la santé : Apple HeathKit, Samsung Digital Health Initiative, Microsoft HealthVault, Google Android Wear, Google Fit, Nike +…

Le digital crée un lien entre l’industrie et le patient

Face à cette tendance, l’industrie du médicament réagit. Ne pouvant pas concurrencer les professionnels de la technologie seulement sur leur cœur d’activité, elle peut le faire sur la santé elle-même : c’est là où se trouve à la fois son expertise et la demande du consommateur. Cette approche est fondamentalement digitale, puisque seul ce canal lui permet de s’adresser, aussi directement au patient. Par ailleurs, avec le développement des maladies chroniques, la durée des traitements s’allonge, et l’accompagnement est d’autant plus important. Aussi, l’industrie crée de nouvelles offres : des applications spécifiques, des sites d’information et d’échange sur les traitements et/ou les thérapies, des programmes d’apprentissage… le tout s’inscrivant dans une volonté de suivi du patient à distance. Il s’agit d’organiser le monitoring des pathologies et des médicaments, en accompagnant le patient dans les différentes étapes de sa thérapie. Diabéo de Sanofi (assistant numérique pour diabétiques), IBGStar (lecteur de glycémie connecté), AsthmaCrise de AstraZeneca (suivi des patients asthmatiques) sont autant d’exemples de cette stratégie d’entrée dans le digital par l’expertise santé des laboratoires.

Le suivi permet également d’accroitre sa notoriété auprès des patients : ce dernier étant devenu consommateur, il est au cœur de la stratégie des laboratoires. La notoriété se crée par l’audience sur le web, sur les applications, les réseaux sociaux, les forums ; de cette notoriété nait la confiance, fondamentale dans le processus d’achat des produits de santé.

Transformation digitale, transformation du business model

L’industrie pharmaceutique adopte plusieurs stratégies pour entrer dans le digital. Certaines créent leur propre solution, mais semblent minoritaires : la plupart s’associent avec des spécialistes de la technologie, qu’ils soient géants du secteur (comme Google) ou start-up innovantes. Cela permet de mutualiser les compétences ; dans les secteurs de la santé et de la technologie, mais aussi en associant des entreprises spécialistes de programmes d’observance, de conseils nutritionnels, de la gestion du stress, de la physiothérapie, des exercices physiques, des bilans de santé…

En réalité, la transformation digitale est un véritable challenge pour l’industrie pharmaceutique, mais lorsqu’elle est bien accompagnée, elle est tout autant une opportunité de croissance. Elle permet de s’adapter et d’anticiper les besoins du consommateur à travers l’exploitation des données récoltées. Si l’industrie pharmaceutique dispose des moyens d’opérer cette transformation digitale et de l’intégrer à sa chaîne de valeur, un challenge supplémentaire réside dans le développement d’une culture digitale en interne : l’accompagnement de cette transformation par des méthodologies est donc crucial.

 

Interview de Celyha Mathieu, avec la plume de Maxime Renard
Twelve Consulting
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Social Média : quels enjeux pour l’Asset Management ?

Social Média : quels enjeux pour l’Asset Management ?

Social Média : quels enjeux pour l’Asset Management ? 461 366 Twelve Consulting

Maxime RenardUn mois, une interview ! Nos Twelveurs, experts en transformation digitale, s’intéressent aussi aux métiers de nos clients, aux évolutions de notre économie, aux innovations les plus disruptives et à tout ce qui fait l’effervescence extraordinaire de notre secteur. Chaque mois, Maxime Renard, consultant chez Twelve Consulting, rencontre un Twelveur et s’intéresse à un nouveau sujet !

 

 

Arielle Combes - Manager chez Twelve Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans l'expérience client

Arielle Combes est Senior Consultante chez Twelve Consulting depuis plusieurs mois. Spécialiste de la Relation clients du secteur des services financiers où elle a travaillé de nombreuses années, elle vient de soutenir une Thèse professionnelle sur les apports du social média pour les sociétés de gestion d’actifs.

 

 

 

Dès novembre 2013, dans un article « View Point » consacré à ce thème, EY s’inquiétait du  manque d’investissement des Asset Managers dans les médias sociaux, pourtant identifiés comme leviers stratégiques. Depuis, ce constat a été repris par de nombreuses études, notamment par les enquêtes de l’Agence Sand, spécialisée dans la gestion d’actifs : l’adoption des médias sociaux par ce secteur n’est pas générale (65%) alors même que les évolutions attendues pour 2020 et 2030 confirment la nécessaire digitalisation de la relation client.

Depuis la crise financière de 2008, les sociétés de gestion d’actifs connaissent de nouvelles réglementations, de plus en plus contraignantes, qui mobilisent la majeure partie de leurs ressources. Mais cela ne doit pas se faire au détriment de l’innovation et de la relation avec les clients ! Ces derniers changent, se diversifient par leur nature et leur localisation, réclament un accès à l’information de plus en plus immédiat, des relations et des services plus fluides et plus interactifs.

 

Les médias sociaux : quelle valeur ajoutée pour la gestion d’actifs ?

Les Asset Managers relèvent habituellement trois défis majeurs : dynamiser la collecte de fonds, se différencier de leurs concurrents et améliorer leur efficience opérationnelle. Les médias sociaux apportent des réponses concrètes à ces problématiques.

En effet, les apports de ce nouveau canal de communication et d’interaction sont tangibles et mesurables. Chez Twelve Consulting, nous voyons en premier lieu :

  • Un accroissement de la notoriété de la société par la valorisation de son expertise;
  • Un accès direct aux décideurs et aux influenceurs ;
  • L’élargissement de la cible de prospects par un dialogue en ligne ;
  • L’animation du réseau de distribution avec plus d’agilité et de valeur ajoutée dans la communication avec les partenaires ;
  • L’optimisation des coûts par des évènements en ligne, qui sont des relais d’information vers des cibles plus larges à un coût marginal.

Ces exemples montrent que lorsqu’ils sont correctement exploités, les médias sociaux renforcent le capital-marque en créant de la confiance, par la transparence et l’ouverture dans la communication. La confiance du client est au cœur du social média, comme elle est au cœur des services financiers.

 

Prise de conscience et montée en puissance du digital dans le secteur

L’adoption progresse vite : selon l’agence Sand, elle a augmenté de plus de 50% en deux ans.  Certains Asset Managers ont bien compris cette dynamique, comme Carmignac qui démultiplie sa réunion trimestrielle grâce au Live Tweet depuis plusieurs années. Mais les actions restent souvent centrées sur un usage de communication « classique ». Dans la dernière enquête publiée par l’AFG, 75 % des répondants sont présents sur les médias sociaux, mais 45 % d’entre eux l’utilisent quotidiennement, et seulement 43 % pour communiquer avec leurs clients. De plus, seulement 22 % de ses adhérents ont prévu de renforcer leur présence sur ces canaux en 2016.

En effet, les Asset Managers, confrontés à la complexification de leur cadre réglementaire et à la diversification de leur concurrence, ne savent pas toujours par quel bout prendre le social média au delà de la simple publication d’informations.  Certains, comme Amundi, ont créé des groupes sur LinkedIn pour dynamiser la collaboration et l’interaction avec leurs communautés. Pour aller plus loin dans l’adoption et dans l’innovation, les Asset Managers doivent recentrer leur approche sur les clients et leurs besoins, au cœur du social média.

 

L’adoption du social média s’inscrit plus largement dans la transformation digitale de la Relation Client

Pour une entreprise en général et un Asset Manager en particulier, la réflexion stratégique sur son offre, ses cibles de clientèle et ses services à valeur ajoutée est un prérequis pour une plus grande utilisation du digital. Elle doit ensuite être rapidement déclinée en projets concrets et visibles de ses clients, pour leur démontrer le changement en cours.

L’utilisation des médias sociaux comme canal de diffusion de contenu est une première étape essentielle, et désormais incontournable. Cette modernisation de l’expérience client doit maintenant être amplifiée : par des projets plus nombreux, par l’implication des équipes commerciales et métiers au-delà du marketing, par l’agilité des esprits et des organisations, sans crainte de l’échec grâce à un accompagnement adéquat.

L’approche gagnante du social média revisite toutes les étapes du parcours client, de la conquête à la fidélisation, teste de nouveaux outils, et surtout consiste à engager le dialogue avec les clients qui, dans un univers dont ils sont le centre, montreront la voie à suivre.

 

Interview d’Arielle Combes, avec la plume de Maxime Renard
Twelve Consulting
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Retour à tête reposée sur une semaine à San Francisco pour l’évènement Dreamforce…

Retour à tête reposée sur une semaine à San Francisco pour l’évènement Dreamforce…

Retour à tête reposée sur une semaine à San Francisco pour l’évènement Dreamforce… 1600 1200 Twelve Consulting

Après avoir été submergé d’articles, d’annonces et d’informations en tout genre, ne vous attendez pas à ce que je vous redonne ici les “5 annonces les plus marquantes du Dreamforce”. Non. Ce que j’ai envie de partager avec vous, ce sont mes impressions personnelles sur ce voyage, qui a été une véritable immersion dans le monde du parcours client.

C’était mon quatrième séjour à San Francisco et je ne m’en lasse pas. C’est une ville où l’on sent une véritable énergie, entièrement tournée vers l’innovation. Entrez dans un bar, et vous entendrez forcément quelqu’un parler de la nouvelle application ou de la nouvelle start-up qui vient de se créer, ou qui vient d’obtenir la dernière plus grosse levée de fond. L’appétence des californiens pour l’innovation de rupture et leur esprit « early adopter », donne l’opportunité aux entreprises qui s’y implantent d’avoir un retour rapide sur l’accueil par le marché de leurs nouveaux modèles.

Mais l’innovation dans la Silicon Valey ne se limite pas à la technologie. Elle est aussi présente au niveau de l’organisation des entreprises qui y sont implantées et plus largement, dans l’environnement de travail qu’elles ont développé pour se renouveler et rester innovantes.

Nous avons eu la chance de visiter le siège de Facebook et j’ai trouvé cette visite…inspirante. Malgré tout ce qu’on peut entendre et lire sur le modèle Facebook, ce n’est qu’en étant physiquement dans l’enceinte de l’entreprise que vous comprenez comment une entreprise de plus de 10.000 personnes peut rester agile et innovante. Chaque collaborateur Facebook gère son temps et son lieu de travail comme il le souhaite. Tout est fait pour que chacun dispose d’un environnement de travail où il se sent bien et qui favorise les échanges. L’organisation plate (4 niveaux hiérarchiques entre Mark Zuckerberg et le développeur débutant) permet à chaque collaborateur de voir sa contribution directe au développement de l’entreprise, et aux dirigeants de rester au contact avec les équipes. Cette environnement favorise l’innovation collective et permet à Facebook de garder son esprit « start up ».

Conserver un esprit “start-up” dans un “joyeux bordel” est donc la base du succès de Facebook et des entreprises qui lui ressemblent. Pour autant, il ne faut pas occulter les effets de bord que peut entrainer un tel environnement de travail. Celui-ci devient un espace de vie agréable où tout est facile. L’implication du collaborateur est sans limite, puisque la frontière entre la vie pro et la vie perso s’efface progressivement. Le challenge sera alors du côté du salarié qui devra gérer et organiser “ses vies” de façon complètement transparente.

Mais venons-en à Dreamforce. Personnellement, je n’ai pas eu l’effet “whaou” car c’était ma quatrième participation à l’évènement, mais j’ai bien vu en revanche la petite flamme dans les yeux de mes Twelveurs pour lesquels c’était la première fois. Pour autant je suis toujours aussi bluffé par l’organisation de l’évènement : réunir plus de 140.000 personnes et transformer en quelques jours San Francisco aux couleurs de Salesforce est toujours un exploit incroyable.

Sur le fond, il n’y a pas eu de grandes annonces de rupture sur les produits. En revanche, moins d’effet d’annonce et de décalage entre la promesse et la mise à disposition sur le marché. Si nous avions en effet l’habitude d’un décalage entre l’annonce et la disponibilité des produits, la stratégie opérée pour Lightning nous a pris de cours car pour une fois, l’annonce coïncide avec sa disponibilité. Lightning n’est pas une révolution sur le plan technologique mais répond de façon très concrète et opérationnelle au besoin des entreprises au niveau de l’expérience utilisateur. L’ergonomie et la navigation ont été simplifiées dans le même esprit que Salesforce1 qui est l’application mobile de Salesforce.

Et on voit bien que l’expérience utilisateur est au cœur des préoccupations de Salesforce. En effet, l’annonce de SalesforceIQ présente une toute nouvelle approche du CRM qui devient un véritable agrégateur de données et s’adapte à son utilisateur. Non seulement celui-ci ne voit que ce qui l’intéresse, mais grâce à l’analyse de données, le CRM devient “intelligent” et apprend à mieux connaître son utilisateur pour lui produire de la donnée exclusive et unique. On va alors vers un modèle intelligent tourné vers l’utilisateur qui peut s’adresser à son client de façon beaucoup plus personnalisée.

Je terminerai en saluant la qualité des intervenants et de leurs interviews réalisées par Marc Benioff. A chaque session, c’était un plaisir de les écouter transmettre leur vision.

Si le cru 2015 a donc encore été un grand moment, le partenariat Salesforce/Microsoft promet de faire bouger les lignes sur le marché du CRM et je m’attends donc à une année passionnante pleine de changements à venir !

Christophe Amouroux
Twelve Consulting
www.twelve-consulting.com

Article publié par Twelve Consulting sur Dreamforce 2015 et notre séjour dans la Silicon Valley : https://www.twelve-consulting.com/dreamforce2015/

Sixtine Bouchaud analyse les stratégies des banques traditionnelles face à l’émergence des FinTechs

Sixtine Bouchaud analyse les stratégies des banques traditionnelles face à l’émergence des FinTechs

Sixtine Bouchaud analyse les stratégies des banques traditionnelles face à l’émergence des FinTechs 630 452 Twelve Consulting

Maxime RenardUn mois, une interview ! Nos Twelveurs, experts en transformation digitale, s’intéressent aussi aux métiers de nos clients, aux évolutions de notre économie, aux innovations les plus disruptives et à tout ce qui fait l’effervescence extraordinaire de notre secteur. Chaque mois, Maxime Renard, consultant chez Twelve Consulting, rencontre un Twelveur et s’intéresse à un nouveau sujet !

 

 

Sixtine Bouchaud

 

Sixtine Bouchaud a rejoint les équipes de Twelve en avril 2015. Intervenant notamment auprès de nos clients de la banque privée, Sixtine s’intéresse particulièrement aux Fintechs et à leur impact sur la disruption des modèles économiques traditionnels, ainsi qu’à la digitalisation des services financiers

 

 

Les 2 et 3 novembre prochain aura lieu le Finance Magnates London Summit à Londres, événement majeur de l’univers des FinTechs et lieu de rencontre entre les banques traditionnelles et ces nouveaux acteurs disruptifs. Twelve suit ces innovations digitales de très près.

 

Maxime Renard : D’où viennent les FinTechs et comment émergent-elles ?

Sixtine Bouchaud : Revenons 7 ans en arrière : la relation entre les banques traditionnelles et leurs clients a beaucoup évolué. Le grand public est entré à une vitesse formidable dans l’univers du digital depuis la fin des années 2000, et la crise financière a remis en cause la confiance entre les grandes banques traditionnelles et leurs clients. Dans ce contexte, de nombreuses entreprises innovantes ont apporté le digital dans le secteur de la finance, en proposant de conjuguer les services traditionnels aux nouvelles technologies : les FinTechs.

Les premières FinTechs émergent aux Etats-Unis, puis rapidement en Europe, et en particulier à Londres. La première place financière mondiale devient également la terre d’accueil des FinTechs, grâce à la bienveillance des grandes institutions financières et du gouvernement. Ces start-up innovantes, agiles, nées dans l’effervescence de l’innovation et du digital proposent les services financiers traditionnels à moindre coût, plus facile d’accès, plus proche des utilisateurs, en exploitant les plateformes internet et mobiles. Le consommateur de 2015 recherche des solutions complètes, accessibles quand il le souhaite et où il se souhaite : les offres des banques traditionnelles apparaissent souvent insuffisantes, sont facilement mises en concurrence, et les éléments différenciateurs sont difficiles à acquérir et à conserver. Les FinTechs, elles, répondent à cette demande avec une précision et une agilité qu’il est difficile d’avoir dans les importantes structures des banques traditionnelles classiques.

 

Maxime Renard : Face à ce défi, quelles stratégies pour les grandes banques traditionnelles ?

Sixtine Bouchaud : L’enjeu est de savoir prendre le virage de la digitalisation, de profiter du modèle innovant des FinTechs et d’éviter la disruption de leur modèle. Face à cela, trois réactions, trois stratégies.

La stratégie la plus spontanée est celle de l’investissement : au cœur du métier du banquier, elle permet de racheter l’innovation elle-même, avec le risque de ralentir la capacité à la poursuivre et à la développer. C’est le choix qu’a fait BBVA en 2014, en rachetant la start-up Simple.

La stratégie la plus répandue est celle du partenariat : c’est l’objet du Finance Magnates London Summit. Les FinTechs sont en forte demande d’investissements, de ressources et de fonctions support ; les banques traditionnelles sont en forte demande d’innovation, d’agilité et de nouvelles solutions pour optimiser leur relation clients et les services qu’elles proposent. L’envergure et l’inertie de ces institutions ne permet pas d’avoir l’agilité des FinTechs en termes de modèles d’implémentation comme le « test and learn », mais aussi en termes de créativité et de disruption. Aussi, les FinTechs et les acteurs traditionnels se rencontrent dans le cadre des Innovation Labs ou des StartupBootcamps, comme aux Etats Unis, à Londres, à Singapour, à Hong Kong. Certaines banques créent même leurs propres Innovations labs : UBS chez l’accélérateur Level 39 ou HSBC avec un Asia Pacific Innovation Lab à Singapour. Pour HSBC, cela s’inscrit dans sa stratégie d’adoption de la digitalisation et des innovations diruptives, comme par exemple le « mentoring » de Fintech à Londres ou à Hong Kong, ou encore le soutien à The Stone & Chalk hub à Sydney.

Enfin, la stratégie de l’ouverture est la plus en rupture avec le comportement traditionnel de la banque. Elle consiste à ouvrir ses ressources, ses atouts, son expérience aux FinTechs, en capitalisant sur la capacité d’innovation de ces dernières. Goldman Sachs l’a expérimenté en ouvrant le code source propriétaire d’une partie de son Middle Office au public via GitHub (outil de collaboration online). Fidor Bank est une banque digitale proposant aux FinTechs cette stratégie d’ouverture : des solutions de Middle Office ouvertes, permettant d’intégrer directement dans les institutions financières les solutions les plus innovantes (mobilité, peer to peer lending…). Ces solutions suivent l’innovation au plus près, et permettent aux banques de contourner le développement de solutions propres, processus souvent long, laborieux, et de diminuer le risque de gap entre les services offerts et l’innovation la plus aboutie.

 

Maxime Renard : Quel ROI pour quelle stratégie ?

Sixtine Bouchaud : Twelve Consulting étudie ces modèles, du point de vue métier et du point de vue technique. Il est très difficile de se différencier dans ce secteur de plus en plus en concurrence : l’expérience, la connaissance des enjeux et l’agilité dans l’accompagnement de ces évolutions est un élément clé de succès. La satisfaction du client est l’objectif poursuivi par les banques comme par les FinTechs.

Chez Twelve Consulting, nous nous réjouissons de voir les FinTechs de plus en plus nombreuses et les partenariats avec les banques de plus en plus forts : c’est l’économie collaborative en action, qui finalement sert le grand public et l’innovation !

 

Interview de Sixtine Bouchaud, réalisée par Maxime Renard
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Une envie de liberté...

Une envie de liberté…

Une envie de liberté… 630 452 Twelve Consulting

Les nouvelles technologies ont apporté une liberté incontestable dans tous les domaines de la société, avec la multiplication des connections inter-individus d’une part, et l’augmentation considérable de la rapidité d’action, d’autre part.

Une alternative à la grosse entreprise est apparue, directement liée à cette rapidité d’action : la nouvelle économie ne mise plus sur la taille pour être performante, au contraire. Les petites structures sont la forme émergente d’ « entreprises libérées », grâce à l’évolution des mentalités, des modèles économiques, de la multiplication des créations d’entreprise de type « start-up »… Plus agiles et moins formatées, elles semblent répondre aux attentes des individus : elles leur offrent davantage d’autonomie, de liberté et sont à l’écoute de leurs aspirations.

Dans ce contexte, les grandes entreprises doivent s’adapter pour répondre à la fois à leurs clients et à leurs collaborateurs.

 

L’individu au centre des préoccupations de l’entreprise…

Nous nous dirigeons vers une convergence de plus en plus évidente entre les envies des salariés et l’évolution des grandes entreprises, conscientes de leur complexité organisationnelle.

Quel modèle adopter ? Une réponse possible : développer de petites structures autonomes et indépendantes au sein des grands groupes, dans un écosystème de partenaires ultra-spécialisés. L’idée est de répartir les possibilités d’initiative aux différents niveaux de la structure. Libéré des problèmes de process et d’organisation, le management peut alors écouter, aider et former, plutôt qu’ordonner et contrôler.

Un exemple, assez singulier mais bien en phase avec notre temps, est celui du groupe Virgin, qui a réussi à créer une marque très forte autour de la qualité du service client avec pas moins de 50.000 salariés répartis dans le monde dans une multitude d’entreprises très indépendantes.

 

Et les futurs collaborateurs, comment voient-ils leur avenir professionnel ?

Beaucoup de jeunes de la fameuse génération « Z », c’est-à-dire encore scolarisés, ont grandi à l’ombre de parents salariés de grands groupes, avec des prescriptions de plus en plus contraignantes, des procédures qui limitent l’autonomie et l’initiative…

Nées avec les réseaux sociaux et un nouveau mode communautaire, les nouvelles générations ont un égo qui n’est pas positionné au même endroit que celui de leurs parents. Ce qui leur importe, c’est leur place dans la communauté. Et c’est d’être décideurs de leurs actes : « comment » je vais réaliser une tâche, et pas uniquement « quelle tâche » je vais réaliser. Ils s’inscrivent dans une logique collaborative et solidaire.

Au sein de la nouvelle économie, des petites structures vont au bout de ce raisonnement et développent des modèles d’entreprises qui placent l’individu au centre de tout, tant dans les méthodes de  travail, que pour la rémunération, les congés… Elles privilégient une grande autonomie, beaucoup de travail de groupe, source d’émulation et de partage des compétences.

L’idée fondamentale, c’est de donner de la liberté aux collaborateurs, dans une vision confrontée et validée avec eux.

Ces structures répondent à un vrai besoin. L’avenir nous dira si elles ont eu raison, si elles doivent revoir leur copie. Elles savent que, dans tous les cas, elles devront continuer d’évoluer dans leur réflexion, avec l’idée d’adapter le management aux individus, et non l’inverse. De façon générale, nous devons garder l’esprit critique et la curiosité affûtée pour tenter de nous améliorer constamment !

Interview de Christophe Amouroux dans le N°160 de l'ESCP magazine

Le Digital en question(s) – Interview de Christophe Amouroux pour l’ESCP

Le Digital en question(s) – Interview de Christophe Amouroux pour l’ESCP 630 452 Twelve Consulting

L’ESCP Europe Magazine a interviewé Christophe Amouroux, Président de Twelve Consulting, dans son numéro de mai-juin 2015 (N°160). Voici ci-dessous sa retranscription. Un grand merci à l’ESCP Europe Alumni pour cet article !

Christophe Amouroux, fondateur du cabinet Twelve Consulting, spécialisé dans la transformation digitale pour les secteurs de la banque, de l’assurance et de la santé, est un homme pressé. A questions rapides, réponses efficaces !

Votre chiffre : le « Twelve » bien sûr ! C’est le nom du cabinet de conseil spécialisé en transformation digitale que j’ai créé il y a un an.

Votre quartier : Le 11ème à Paris. J’y ai suivi mes études à l’ESCP, et j’y reviens pour implanter mes bureaux. Nous sommes dans l’immeuble du Perchoir, que vos étudiants doivent connaître.

Votre parcours : Je suis un pur produit du conseil ! J’ai intégré un grand cabinet anglo-saxon en sortant de l’ESCP, où je suis devenu senior partner en charge de l’activité transformation digitale et CRM (Customer Relationship Management), puis j’ai créé à mon tour ma structure : envie de liberté, de me consacrer à ce qui me passionne, de faire « le grand saut ».

Votre méthode : Une fine équipe que je soigne et que je choisis soigneusement ! J’ai la conviction que si mes collaborateurs et moi sommes contents de venir travailler le matin, ensemble, nous allons faire du bon boulot. Dans notre métier, l’intelligence collective est préférable à l’excellence individuelle.

Votre mot fétiche : Equipe, donc… J’ai expérimenté le travail en équipe dès mes études à l’ESCP, j’aime m’entourer de talents et de personnalités complémentaires.

Votre vice : les réseaux sociaux et les nouvelles technologies… Je vis au quotidien avec le digital, je l’ai vu apparaître et se développer. Par exemple, j’utilise beaucoup Linkedin, à la fois moyen de communication et de veille sur les sujets qui m’intéressent, ou encore Siri, qui me permet de mener plusieurs tâches simultanément, d’être agile. Je projette ces outils et leurs usages sur les solutions métier de mes clients qui, comme moi, ont besoin d’agir et de communiquer rapidement.

Votre vision : Les grandes entreprises doivent transformer en profondeur leur organisation. Pour leurs clients bien sûr, mais aussi pour leurs salariés, au risque de voir les jeunes faire le choix de petites structures, plus agiles et plus aptes à répondre à leurs attentes et à développer leurs talents. Cette transformation doit tendre à mieux partager l’information, limiter les process, avoir des structures moins pyramidales, intégrer chacun à un projet collectif…

Votre refrain : « Sortez du cadre ». C’est ce qui définit le mieux, je crois, l’approche des Twelveurs : avoir la connaissance et l’audace pour dessiner avec nos clients une nouvelle façon d’exercer leur métier, créer de nouveaux usages.

Votre devise : « la connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information », de ce vieux sage d’Einstein.

Le mot de la fin : #Confiance ! En l’avenir, en la capacité de l’Homme à s’adapter et à inventer. Le digital offre un espace d’innovation infini, et je compte sur mes actuels et futurs collaborateurs de la nouvelle génération pour nous y entraîner.