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CES 2018 - Article 3 - Entre attentes et réalités

Le CES, entre attentes et réalité

Le CES, entre attentes et réalité 941 443 Twelve Consulting

Cette année, et pour la 2ème année consécutive, une équipe de 5 Twelveurs est partie à la conquête de l’Ouest américain, pour découvrir de nouvelles technologies, de nouveaux usages, s’inspirer, rencontrer des entrepreneurs innovants des quatre coins du monde… Malheureusement, notre soif de découverte n’a pas été pleinement satisfaite et nous n’avons pas eu l’effet WAHOOUUU tant attendu. Malgré tout, nous avons adoré ce voyage, et si vous nous posez la question : OUI, nous y retournerons sans hésitation.

 

La veille et l’expérimentation en avant-première

On ne va pas au CES pour découvrir l’innovation du siècle, mais c’est l’occasion de tester en avant-première des technos pas encore commercialisées aujourd’hui, qui sont apparues très récemment dans nos rayons, ou des versions améliorées de technos existantes.

Cette année, il y avait 24 thématiques regroupées en 9 grandes catégories au CES, réparties sur 255 000 m2 d’exposition. Cette semaine au CES est d’ailleurs probablement notre semaine record en termes de nombre de pas (26 000 pas par jour en moyenne selon mon appli santé) !!!

Le CES nous a permis de tester des usages qui seront sans doute demain le quotidien de nos clients. Parmi ceux-ci on retrouve :

  • Les objets connectés et leurs applications dans notre quotidien (en ville, à la maison, dans la cuisine, pour notre santé, nos enfants, nos parents, …)
  • La généralisation des assistants vocaux
  • Les petits robots de plus en plus attachants trouvant leurs usages dans le maintien à domicile
  • L’importance des réalités augmentées et virtuelles et leurs applications en santé, sport, éducation, culture (avec la startup Histovery par exemple), etc…

L’expérience était intéressante, mais pas parfaite pour autant. Nous aurions aimé avoir accès simplement à une information orientée veille (plutôt que vente) sur les différents secteurs : les chiffres clés, évolution du secteur, tendances, innovations de rupture, acteurs à ne pas manquer, par exemple.

De même, nous aurions préféré voir regroupés les acteurs d’un même secteur au même endroit (et éviter la dichotomie startups vs. grands groupes). Cela permettrait de :
1) Faciliter le réseautage au sein d’un même secteur en mixant gros, petit, technos, services et
2) Eviter de parcourir des kilomètres pour faire le tour d’une thématique. Par exemple, si vous étiez intéressé par la santé, il y avait de quoi faire sur les 3 sites différents : le Convention Center, le Sands Expo et le Tech South, tous éloignés de quelques kilomètres les uns des autres … de quoi faire grimper le compteur de pas !

Enfin, nous aurions aimé trouver cette distinction entre l’innovation incrémentale (la 5G, la TV 8K) et l’innovation de rupture pour ne pas passer à côté DU truc dingue à voir absolument !! Mais est-ce vraiment au CES qu’il faut chercher ces révolutions technologiques ?

 

La constitution de souvenirs communs

Le CES est un événement fédérateur qui nous a permis de partager des moments forts en dehors des murs de l’entreprise et de la routine professionnelle de chacun. Nous avons partagé des situations insolites et profité de ce CES pour nous créer des souvenirs communs : randonner dans des parcs naturels sublimes, assister au concert de Céline Dion, faire la fête au Caesars Palace, jouer gagner rejouer puis perdre à la roulette et au black jack, s’émerveiller devant le kitsch et le clinquant de Las Vegas à l’approche du nouvel an chinois… bref de belles expériences entre collègues.

Passer une semaine complète ensemble était une très bonne occasion d’apprendre à mieux se connaître et d’échanger sur nos bonnes pratiques au travail, sur nos missions et donc de s’enrichir de l’expérience des autres.

 

La French Tech et l’écosystème Français

Avec 365 exposants, dont 275 start-ups, la France était la 2ème délégation la plus représentée au CES, juste derrière les Etats-Unis. Le CES était donc l’occasion rêvée pour découvrir, voir ou revoir l’écosystème de la French Tech et échanger avec des entrepreneurs français dans un cadre atypique, détendu et fun.

En bons français que nous sommes, et amateurs de vin, nous avons bien évidemment craqué pour l’aérateur de vin connecté de la start up Aveine.

 

Conclusion

Voilà, en résumé, le fruit de notre expérience. Le nombre de stands donne le tournis, il y a probablement beaucoup de stands qui ne valent pas le détour, mais le CES donne une bonne idée des technologies mondiales concentrées au même endroit au même moment.

Pour finir, quelques conseils pour optimiser votre semaine là-bas dans le cas où vous souhaiteriez vous y rendre :

  • Ciblez vos thématiques de veille. Si vous y allez à plusieurs répartissez-vous les sujets, vous ne pourrez pas tout voir.
  • Préparer votre visite : glanez de l’information en amont, checkez les linkedIn et publi des speaker, planifiez vos conférences (attention aux distances entre chaque lieux

Restez ouverts, testez, participez aux events, et éclatez-vous à Las Vegas !!

Camille Abadie - Senior Consultante chez Twelve Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans l'expérience client

Camille Abadie

chez Twelve Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans l’expérience client.

CES 2018 - Article 3 - Entre attentes et réalité

CES 2018, Episode 2 : Les technologies sensorielles

CES 2018, Episode 2 : Les technologies sensorielles 3264 2448 Twelve Consulting

Il y a 2 mois , je découvrais, dans le cadre du CES de Las Vegas, la folie américaine dans toute sa splendeur : Tours en or, faux ciels bleus, fontaines dignes de Versailles, reproductions de monuments célèbres… Je m’attendais à retrouver cette « folie » au salon. Mais qu’en a-t-il été réellement ?

 

Un salon à destination des commerçants

Sans vous spoiler notre prochain article, le CES est avant tout un salon où les commerçants viennent pour tester des produits et sélectionner les meilleurs pour leur prochain catalogue. On trouve de tout, mais les surprises sont assez rares car les améliorations technologiques ne provoquent pas l’effet WAHOU que le client recherche (on passe de la 4K à 8K pour les TV !! Youhouhou… ).

Pour autant, rétrospectivement, un fait m’a tout de même frappé : l’omniprésence de technologies faisant appel à nos sens pour offrir de nouveaux services.

 

Le langage et la vue en complément du toucher

Avec la démocratisation des smartphones/tablettes en tous genres, les services « touch » se sont (dé)multipliés ces 15 dernières années.

Le toucher, notre sens exploratoire, était parfaitement adapté à être le précurseur de nouveaux services et nouvelles formes d’interactions. Seule difficulté, ce sens requiert un intermédiaire technologique (smartphone, manette…) pour transformer le tactile en information or nous ne sommes pas tous égaux face à ces objets, notamment en fonction de l’âge.

Nous avons ainsi constaté qu’un grand nombre d’exposants du CES se tournent vers de nouvelles formes d’interactions afin de simplifier l’expérience client et utiliser au mieux chaque récepteur sensoriel pour pousser de l’information et des services adaptés et personnalisés à chaque client.

 

Analysons de plus près les nouveaux services proposés par canal sensoriel :

  • Le GOÛT et l’ODORAT: Ces 2 sens sont étroitement liés et sont tous deux liés à des aires cérébrales qui influent sur nos besoins primitifs mais également nos émotions. Concernant le goût, nous distinguons 4 saveurs et nos papilles gustatives ne sont pas les plus adaptées à recevoir des informations à fortes valeurs ajoutées. En revanche, l’odorat intéresse particulièrement, et de plus en plus, nos amis du marketing.

Par exemple, des startups spécialistes de la construction de parfums proposent de faire vivre des expériences « émotionnellement immersives » aux utilisateurs : le client d’une cave à whisky et hésitant entre plusieurs bouteilles serait en mesure de « goûter » chaque bouteille, sans les ouvrir, grâce à une reconstitution du parfum de chaque bouteille

  • L’OUÏE : Détaillé dans l’article de Sadik Filipovic, ce mode d’interaction est très prometteur et intuitif (surtout pour des interactions courtes) mais encore limité par l’apprentissage d’une langue (cf. Alexa d’Amazon qui peine à apprendre la langue de Molière).
  • La VUE : « Le cerveau analyse 50 à 100 images par seconde mais pourrait en traiter 300 ». En comparaison au langage dont le débit est de 5 mots lus en moyenne par seconde (3 prononcés), on comprend tout de suite qu’une expérience immersive ou augmentée permet de pousser beaucoup plus d’informations à un utilisateur en 1s que ce que permettrai la voix dans le même temps.

Les cas d’usage se multiplient : apprendre en revivant des grands moments de l’Histoire, éduquer sans danger, guide de procédure en temps réel…

On se rend cependant vite compte que pour que l’expérience soit satisfaisante, il nécessite d’importants investissements en terme de graphisme.

 

Demain… des technologies pluri-sensorielles ?

En conclusion, certes les technologies liées à la voix étaient dominantes au CES. Mais il ne serait pas surprenant que d’autres liées à la vue (réalité augmentée, réalité virtuelle…) prennent de l’ampleur dans un avenir proche et que des usages multi-sensorielles voient le jour prochainement. Des rumeurs circulent d’ailleurs sur d’hypothétiques lunettes connectées en cours de développement chez Google et Apple. Ces lunettes pourraient être vendues à grande échelle et devenir les remplaçantes des défuntes Google Glass qui n’étaient au final qu’un prototype testé à petite échelle. De là à y intégrer un diffuseur de parfums, un micro et une oreillette… ça ferait sens !

CES 2018, épisode 1 : La bataille des géants pour la maîtrise des interfaces vocales

CES 2018, épisode 1 : La bataille des géants pour la maîtrise des interfaces vocales

CES 2018, épisode 1 : La bataille des géants pour la maîtrise des interfaces vocales 1600 1200 Twelve Consulting

Début janvier, nos Twelveurs (Aline, Camille, Hugo, Laura et Sadik) ont de nouveau participé au Consumer Electronic Show (CES). Pour vous rendre compte des faits marquants de ce CES 2018 et de notre analyse des tendances, nous avons écrits plusieurs articles. Le premier de la série aborde les 2 stars du moment, l’intelligence artificielle et les interfaces conversationnelles avec en tâche de fond la bataille des GAFA et en particulier celle d’Amazon et de Google.

 

Des technologies contrôlées en langage naturel

Le CES est un salon qui, comme son nom l’indique, est très orienté consommateur final. Il n’est donc pas surprenant d’y trouver majoritairement des produits IoT du quotidien que l’on trouverait dans toute maison connectée high tech : des ampoules, prises électriques, téléviseurs, projecteurs, robots d’assistance, lits connectés, ou encore accessoires médicaux.

Fait intéressant, la plupart des marques mettent en avant la compatibilité de leurs produits avec les technologies dominantes, celles des géants Amazon et Google dont la présence a été remarquée sur le salon cette année. Difficile de faire plus de 10 mètres sans entendre parler d’Alexa ou de Google Assistant !

 

Photo de l'article épisode 1 - Hey Google CES 2018

Hey Google CES 2018

Si ces appareils se vendent bien – en particulier aux Etats-Unis – c’est parce qu’ils permettent d’avoir un point d’accès unique, un hub, qui permet de contrôler les objets connectés à partir du moment où ceux-ci sont compatibles. Avoir un Amazon Echo ou un Google Home permet de faire bien plus que de simplement déclencher le minuteur des pâtes à la voix, ces objets permettent de commander les applications que nous avons aujourd’hui l’habitude d’interagir manuellement.

Le changement d’usage est important et implique d’interagir différemment avec les services, applications et objets qui nous entourent. Il faudra prendre l’habitude, en plus de taper vite sur un clavier, de converser oralement avec une IA et comprendre sa logique de fonctionnement.

 

Le point de vue de Sadik sur les impacts pour les acteurs du secteur financier

• La compatibilité inter-services : les applications devront être compatibles avec les principaux standards qui vont s’imposer sur le marché, que ce soit ceux de Google, d’Amazon, d’Apple, ou d’autres.

• Les technologies en langage naturel : les fonctionnalités proposées (au moins les principales) devront être activées par la voix : Alexa, quelles sont les dernières opérations sur mon compte ? Quand on sait que certains acteurs, notamment dans le domaine de l’assurance, ont encore du mal à restituer les données pour les clients dans un espace dédié, le défi technologique semble immense !

• Des cas d’usages complexes : l’apparition de cas d’usages complexes permettra d’avoir davantage valeur ajoutée. Imaginez qu’un client dise « Google, je voudrais faire un rachat de 10 000 € sur mon contrat d’assurance vie » et que Google Assistant lui réponde : “Très bien, êtes-vous sûr de vouloir faire cette opération car je vois que vous avez une somme d’argent importante disponible sur votre livret d’épargne ?” Un tel cas d’usage ne serait pas de la science-fiction. C’est même tout à fait envisageable avec les technologies actuelles.

 

Sadik Filipovic, associé chez Twelve Consulting

Sadik Filipovic, associé chez Twelve Consulting

CES 2017 Épisode 4/4 « Nos entreprises françaises, stars de Las Vegas ! » by Christophe Amouroux TWELVE 28 FÉVRIER 2017

CES 2017 Épisode 4/4 « Nos entreprises françaises, stars de Las Vegas ! » by Christophe Amouroux

CES 2017 Épisode 4/4 « Nos entreprises françaises, stars de Las Vegas ! » by Christophe Amouroux 1024 768 Twelve Consulting

CES : Après Amelie, Markus et Jérémy, Christophe boucle cette série de 4 articles

Le CES est devenu un événement majeur pour les entreprises françaises et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si nos politiques étaient si nombreux cette année ! Nous représentions la 3e présence mondiale derrière les Etats-Unis et la Chine avec plus de 270 exposants. Cette présence française était très prégnante et il ne se passait pas 5 minutes sans entendre ou voir des français. Nul besoin en effet de nous entendre pour nous reconnaître 🙂

Au delà de la présence, j’ai ressenti une réelle dynamique française portée par nos startups mais aussi par de grands groupes que je n’attendais pas forcément sur ce terrain et qui m’ont agréablement surpris. Je pense en particulier à La Poste et à son programme French IoT composé de 127 startups, mais aussi à Schneider ou encore Malakoff Mederic qui ont eu la bonne idée de partager leurs stands et montrer les synergies possibles entre leurs services pour améliorer l’expérience de leurs clients. 

Alors que la plupart des entreprises sont aujourd’hui organisées autour de leur offre (banque, assurance, santé, retail…), la Poste tente un nouveau positionnement autour de ses usagers en tant qu’agrégateur de services et tiers de confiance. Cette nouvelle approche a donné naissance à un hub capable de reconnaître les objets connectés à portée de réseau et de permettre à l’utilisateur d’en prendre le contrôle dans un espace sécurisé. Le hub se pilote à partir de son smartphone ou sa tablette et il devient ainsi possible de contrôler tous les objets d’une maison connectés à partir d’un tableau de bord virtuel : activer l’alarme, réguler automatiquement la température des radiateurs, prévenir l’utilisateur en cas d’anomalie détectée via l’un des capteurs (détecteur de mouvement, de chaleur, etc.),…

La France est reconnue pour son expertise sur les domaines de l’analyse de données et de l’intelligence artificielle. Nous avons la capacité à occuper un rôle majeur dans l’innovation mais nous devons trouver les moyens de « nourrir » cette intelligence avec nos propres données. Comme nous le rappelle Laurent Alexandre dans son intervention au Sénat sur l’impact de l’IA sur le travail, les données sont aujourd’hui captées par les GAFA et une dizaine de plateformes qui sont concentrées aux Etats-Unis et en Chine. En matière d’intelligence artificielle, il vaut mieux en effet un très grand nombre de données avec des algorithmes moyens que de super algorithmes avec peu de données.

C’était mon premier CES, mais aussi mon premier séjour à las Vegas et je n’ai pas été déçu du voyage ! C’est un peu comme si j’avais passé une semaine à Disneyland.  Que vous soyez dans les salons du CES entourés de robots et de drones ou dans le centre de Las Vegas au pied du Bellagio ou de l’hôtel de Paris, tout est « too much » et c’est ce qui en fait une experience étonnante. Je pourrais aussi vous parler d’une fin d’après midi arrosée au Don Pérignon 2006 ou de quelques soirées mémorables avec Amelie, Jérémy et Markus dans les boîtes de nuit des hôtels mais je ne le ferai pas car ce qui se passe à las Vegas reste à las Vegas 😉

Christophe Amouroux
Président et Fondateur de Twelve Consulting
CES 2017 Épisode 3/4 « Les innovations dans la santé se focalisent sur l’accessibilité des soins et le bien-être. » by Jérémy Daclinat

CES 2017 Épisode 3/4 « Les innovations dans la santé se focalisent sur l’accessibilité des soins et le bien-être. » by Jérémy Daclinat

CES 2017 Épisode 3/4 « Les innovations dans la santé se focalisent sur l’accessibilité des soins et le bien-être. » by Jérémy Daclinat 452 466 Twelve Consulting

CES 2017 : A tête reposée Amélie, Markus, Jeremy et Christophe nous racontent à travers une série de quatre articles ce qui les a le plus marqué durant leur séjour à Las Vegas. Après l’automobile, continuons aujourd’hui notre série d’articles sur le CES avec les nouveautés liées à la santé. Jérémy décrypte pour les tendances émergentes cette année.

Le domaine de la santé est sans doute celui qui regroupait le plus grand nombre d’innovations technologiques. Sur 3800 exposants, plus de 400 étaient liés aux domaines de la santé et du bien-être.

De nombreuses startups et des nouveaux acteurs se positionnent dans ce domaine par le biais de la médecine préventive avec des solutions innovantes permettant de suivre la qualité du sommeil, l’alimentation et l’activité physique. La société Orig3n va encore plus loin en rendant accessible au grand public l’analyse du génome. Le client envoie un échantillon de salive et obtient en retour un rapport détaillé de ses génotypes. Il s’agit pour l’instant d’une démarche informative, mais nous pouvons imaginer que dans les années à venir l’IA pourra nous recommander une alimentation ou une activité physique adaptés à notre génome.

Le CES regorgeait cette année également de dispositifs médicaux connectés permettant d’améliorer le diagnostic. De plus en plus d’innovations santé reposent sur le principe du patient acteur de sa santé.

Le tensiomètre de Withings

C’est dans ce contexte que se développent des objets connectés permettant de donner plus d’autonomie aux patients dans le suivi de leurs paramètres médicaux et leur diagnostic médical. L’enjeu est ici de taille : il s’agit de rendre accessibles les soins à domicile et de faire des diagnostics plus efficaces en identifiant des symptômes ou en dépistant des pathologies.

La start-up Tytocare propose à mon sens l’une des solutions les plus innovantes. Sa solution Tytohome est un boîtier de télémédecine qui permet d’analyser le rythme cardiaque, l’abdomen, les poumons à la manière d’un stéthoscope mais aussi de mesurer la température du corps et de prendre des photos haute résolution (gorge, oreilles…) Une plateforme de télémédecine associée permet au patient d’être diagnostiqué par un médecin à distance.

J’ai pu constater également l’émergence de dispositifs permettant aux patients atteints de maladies chroniques de type Diabète, Parkinson de faciliter l’observance et d’améliorer leur quotidien. Gyenno propose notamment aux patients atteints de Parkinson une cuillère anti-tremblement qui intègre un stabilisateur de mouvement.

Le pilulier de Pill Drill

Pill Drill a développé un pilulier connecté multi-usage avec la possibilité de scanner son médicament et de communiquer son humeur du jour. Côté application, j’ai trouvé l’initiative de Blue Button intéressante : l’app se présente comme un couteau suisse de la santé permettant d’accéder à son dossier médical, aux services des hôpitaux et pharmacies, mais aussi de voir la couverture de nos assurances. Enfin Hyundai a présenté un projet d’exosquelette pour les personnes atteintes de paraplégie. L’appareil motorisé permet d’assister la marche et de transformer la vie du patient.

Malgré tout, les innovations dans la santé nous ont un peu laissés sur notre faim. En effet, et comme le disait Amélie dans son article, il y a encore beaucoup de gadgets notamment au niveau des objets connectés. Dans les prochaines années, la combinaison de toutes ces technologies devra permettre de prévenir des maladies graves ou chroniques, de rendre les traitements plus efficaces et d’aider les patients atteints de maladies longues et chroniques de mieux vivre avec leur maladie.

 

Jérémy Daclinat - Manager chez Twelve Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans l'expérience client

Jérémy Daclinat
Manager chez Twelve Consulting

CES 2017 Épisode 1/4 « La smart-home et l’innovation durable au service d’un monde plus responsable » by Amélie Landry

CES 2017 Épisode 1/4 « La smart-home et l’innovation durable au service d’un monde plus responsable » by Amélie Landry

CES 2017 Épisode 1/4 « La smart-home et l’innovation durable au service d’un monde plus responsable » by Amélie Landry 713 535 Twelve Consulting

CES 2017 : A tête reposée Amélie, Markus, Jeremy et Christophe nous racontent à travers une série de quatre articles ce qui les a le plus marqué durant leur séjour à Las Vegas. Amélie est la première à prendre la plume sur le thème de la smart-home et l’innovation durable au service d’un monde plus responsable.

L’IOT est une des tendances phares de ce CES. Quels que soient notre sensibilité ou nos centres d’intérêt, il existe aujourd’hui un objet connecté pour nous assister. Pour autant, la majorité d’entre eux sont des gadgets qui ne dépasseront pas le stade du prototype car leur manque de valeur d’usage est manifeste. Je suis personnellement sensible au respect de l’environnement et c’est donc naturellement les objets connectés liés à l’innovation durable qui ont attiré mon attention.

Qu’est-ce que l’innovation durable ? C’est une innovation qui est respectueuse de l’Homme et de l’environnement. C’est une innovation qui tente de mêler l’utile à l’agréable, de réduire l’impact de l’homme sur l’environnement, faire des économies d’énergie tout en améliorant son confort de vie. C’est l’idée que des objets peuvent enfin nous aider à porter nos convictions et à adopter de nouveaux gestes quotidiens plus responsables. L’objectif est donc d’additionner les petits gestes individuels pour changer les choses au niveau global. Selon l’ADEME, en Europe, la production moyenne de déchets par personne est d’environ 577 kg par an mais seulement un tiers de ces déchets serait actuellement recyclé.

A ce titre, la startup Uzer et son boîtier connecté « Eugène » (en référence à Eugène Poubelle) rentre dans cette mouvance. Eugène se positionne près d’une poubelle et permet de scanner les emballages avant de les jeter. Le boîtier indique si les déchets sont recyclables et dans quelle poubelle les jeter (jaune, verte,…). Connecté à votre smartphone, Eugène vous communique les économies d’énergie réalisées et votre empreinte écologique. L’économie d’énergie est aussi au coeur de la startup Solable, qui a présenté LaDouche, le premier chauffe-eau thermocyclique et intelligent. LaDouche permet de réduire de 20% la consommation d’eau et d’économiser 80% de l’énergie consommée pour chauffer l’eau. Il n’y a donc potentiellement plus besoin de ballon d’eau chaude.

 

Amélie Landry,
Associé chez Twelve Consulting

 

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