E-santé

CES 2017 Épisode 3/4 « Les innovations dans la santé se focalisent sur l’accessibilité des soins et le bien-être. » by Jérémy Daclinat

CES 2017 Épisode 3/4 « Les innovations dans la santé se focalisent sur l’accessibilité des soins et le bien-être. » by Jérémy Daclinat

CES 2017 Épisode 3/4 « Les innovations dans la santé se focalisent sur l’accessibilité des soins et le bien-être. » by Jérémy Daclinat 452 466 Twelve Consulting

CES 2017 : A tête reposée Amélie, Markus, Jeremy et Christophe nous racontent à travers une série de quatre articles ce qui les a le plus marqué durant leur séjour à Las Vegas. Après l’automobile, continuons aujourd’hui notre série d’articles sur le CES avec les nouveautés liées à la santé. Jérémy décrypte pour les tendances émergentes cette année.

Le domaine de la santé est sans doute celui qui regroupait le plus grand nombre d’innovations technologiques. Sur 3800 exposants, plus de 400 étaient liés aux domaines de la santé et du bien-être.

De nombreuses startups et des nouveaux acteurs se positionnent dans ce domaine par le biais de la médecine préventive avec des solutions innovantes permettant de suivre la qualité du sommeil, l’alimentation et l’activité physique. La société Orig3n va encore plus loin en rendant accessible au grand public l’analyse du génome. Le client envoie un échantillon de salive et obtient en retour un rapport détaillé de ses génotypes. Il s’agit pour l’instant d’une démarche informative, mais nous pouvons imaginer que dans les années à venir l’IA pourra nous recommander une alimentation ou une activité physique adaptés à notre génome.

Le CES regorgeait cette année également de dispositifs médicaux connectés permettant d’améliorer le diagnostic. De plus en plus d’innovations santé reposent sur le principe du patient acteur de sa santé.

Le tensiomètre de Withings

C’est dans ce contexte que se développent des objets connectés permettant de donner plus d’autonomie aux patients dans le suivi de leurs paramètres médicaux et leur diagnostic médical. L’enjeu est ici de taille : il s’agit de rendre accessibles les soins à domicile et de faire des diagnostics plus efficaces en identifiant des symptômes ou en dépistant des pathologies.

La start-up Tytocare propose à mon sens l’une des solutions les plus innovantes. Sa solution Tytohome est un boîtier de télémédecine qui permet d’analyser le rythme cardiaque, l’abdomen, les poumons à la manière d’un stéthoscope mais aussi de mesurer la température du corps et de prendre des photos haute résolution (gorge, oreilles…) Une plateforme de télémédecine associée permet au patient d’être diagnostiqué par un médecin à distance.

J’ai pu constater également l’émergence de dispositifs permettant aux patients atteints de maladies chroniques de type Diabète, Parkinson de faciliter l’observance et d’améliorer leur quotidien. Gyenno propose notamment aux patients atteints de Parkinson une cuillère anti-tremblement qui intègre un stabilisateur de mouvement.

Le pilulier de Pill Drill

Pill Drill a développé un pilulier connecté multi-usage avec la possibilité de scanner son médicament et de communiquer son humeur du jour. Côté application, j’ai trouvé l’initiative de Blue Button intéressante : l’app se présente comme un couteau suisse de la santé permettant d’accéder à son dossier médical, aux services des hôpitaux et pharmacies, mais aussi de voir la couverture de nos assurances. Enfin Hyundai a présenté un projet d’exosquelette pour les personnes atteintes de paraplégie. L’appareil motorisé permet d’assister la marche et de transformer la vie du patient.

Malgré tout, les innovations dans la santé nous ont un peu laissés sur notre faim. En effet, et comme le disait Amélie dans son article, il y a encore beaucoup de gadgets notamment au niveau des objets connectés. Dans les prochaines années, la combinaison de toutes ces technologies devra permettre de prévenir des maladies graves ou chroniques, de rendre les traitements plus efficaces et d’aider les patients atteints de maladies longues et chroniques de mieux vivre avec leur maladie.

 

Jérémy Daclinat - Manager chez Twelve Consulting, cabinet de conseil spécialisé dans l'expérience client

Jérémy Daclinat
Manager chez Twelve Consulting

Industrie pharmaceutique face au consommateur

L’industrie pharmaceutique face au consommateur 2.0

L’industrie pharmaceutique face au consommateur 2.0 560 467 Twelve Consulting

 

Maxime RenardUn mois, une interview ! Nos Twelveurs, experts en transformation digitale, s’intéressent aussi aux métiers de nos clients, aux évolutions de notre économie, aux innovations les plus disruptives et à tout ce qui fait l’effervescence extraordinaire de notre secteur. Chaque mois, Maxime Renard, consultant chez Twelve Consulting, rencontre un Twelveur et s’intéresse à un nouveau sujet !

 

Celyha Mathieu Twelve ConsultingCelyha Mathieu est consultante chez Twelve Consulting. Diplômée de l’ESCP-Europe, elle intervient notamment auprès des clients de l’industrie pharmaceutique. Celyha s’intéresse à la transformation digitale du secteur de la santé et à son impact sur les organisations et les acteurs du marché.

 

 

L’industrie pharmaceutique est en proie à d’importants bouleversements. Le marché des laboratoires se transforme : les organismes payeurs, les professionnels de santé et les patients changent d’attitude à l’égard de l’achat, de la prescription et de la consommation des médicaments. Aussi, les relations entre les acteurs de l’industrie du médicament sont bouleversées.

Dans ce contexte, les technologies numériques sont à la fois l’une des causes et des réponses à ces changements. Une cause car elles donnent accès à l’ensemble des acteurs à de nombreuses informations ; une réponse car elles permettent aux laboratoires pharmaceutiques d’être en relation directe avec les patients qui consomment leurs produits. Le rôle des laboratoires évolue et les patients attendent d’eux d’accompagner les thérapies autant que de fabriquer les médicaments.

Le patient est devenu consommateur de santé

Au cœur de cette mutation, le consommateur 2.0. Il a transformé sa manière d’acheter, de comparer, d’accéder à l’information de la plupart des produits courants, et il applique aussi cette attitude aux produits de santé. Il devient ainsi acteur de ses propres soins : le digital lui permet de comparer, de discuter, d’échanger sur les informations scientifiques, les thérapies, les traitements, la nature des médicaments prescrits.

Le rapport au médecin est également modifié à cause de l’accès dont disposent les patients à l’information médicale, souvent vulgarisée, sur internet : aujourd’hui, cet accès à l’information est en train de devenir une norme puisque la plupart des patients estiment recevoir trop peu d’informations de leur médecin. On estime à 78 % la proportion des patients qui vont chercher des informations complémentaires en allant sur internet ou en interrogeant leur pharmacien ; de plus, 60 % des Français estiment utile de pouvoir suivre leur santé et leurs traitements depuis leur smartphone via des applications dédiées.

Dans ce cadre, l’industrie pharmaceutique voit apparaître, dans le domaine de la santé, de nouveaux concurrents : les big techs. Ils sont initiateurs du « Quantified Self », qui permet le développement du marché de la santé connectée. Bien que néophytes de la santé, ils sont professionnels des technologies, de l’innovation, et sont maîtres dans l’exploitation des informations, le « big data ». Tous les acteurs majeurs du secteur se lancent sur le créneau de la santé : Apple HeathKit, Samsung Digital Health Initiative, Microsoft HealthVault, Google Android Wear, Google Fit, Nike +…

Le digital crée un lien entre l’industrie et le patient

Face à cette tendance, l’industrie du médicament réagit. Ne pouvant pas concurrencer les professionnels de la technologie seulement sur leur cœur d’activité, elle peut le faire sur la santé elle-même : c’est là où se trouve à la fois son expertise et la demande du consommateur. Cette approche est fondamentalement digitale, puisque seul ce canal lui permet de s’adresser, aussi directement au patient. Par ailleurs, avec le développement des maladies chroniques, la durée des traitements s’allonge, et l’accompagnement est d’autant plus important. Aussi, l’industrie crée de nouvelles offres : des applications spécifiques, des sites d’information et d’échange sur les traitements et/ou les thérapies, des programmes d’apprentissage… le tout s’inscrivant dans une volonté de suivi du patient à distance. Il s’agit d’organiser le monitoring des pathologies et des médicaments, en accompagnant le patient dans les différentes étapes de sa thérapie. Diabéo de Sanofi (assistant numérique pour diabétiques), IBGStar (lecteur de glycémie connecté), AsthmaCrise de AstraZeneca (suivi des patients asthmatiques) sont autant d’exemples de cette stratégie d’entrée dans le digital par l’expertise santé des laboratoires.

Le suivi permet également d’accroitre sa notoriété auprès des patients : ce dernier étant devenu consommateur, il est au cœur de la stratégie des laboratoires. La notoriété se crée par l’audience sur le web, sur les applications, les réseaux sociaux, les forums ; de cette notoriété nait la confiance, fondamentale dans le processus d’achat des produits de santé.

Transformation digitale, transformation du business model

L’industrie pharmaceutique adopte plusieurs stratégies pour entrer dans le digital. Certaines créent leur propre solution, mais semblent minoritaires : la plupart s’associent avec des spécialistes de la technologie, qu’ils soient géants du secteur (comme Google) ou start-up innovantes. Cela permet de mutualiser les compétences ; dans les secteurs de la santé et de la technologie, mais aussi en associant des entreprises spécialistes de programmes d’observance, de conseils nutritionnels, de la gestion du stress, de la physiothérapie, des exercices physiques, des bilans de santé…

En réalité, la transformation digitale est un véritable challenge pour l’industrie pharmaceutique, mais lorsqu’elle est bien accompagnée, elle est tout autant une opportunité de croissance. Elle permet de s’adapter et d’anticiper les besoins du consommateur à travers l’exploitation des données récoltées. Si l’industrie pharmaceutique dispose des moyens d’opérer cette transformation digitale et de l’intégrer à sa chaîne de valeur, un challenge supplémentaire réside dans le développement d’une culture digitale en interne : l’accompagnement de cette transformation par des méthodologies est donc crucial.

 

Interview de Celyha Mathieu, avec la plume de Maxime Renard
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Petit Déjeuner Mutuelles et Assurances organisé par Twelve

Petit Déjeuner Mutuelles et Assurances organisé par Twelve

Petit Déjeuner Mutuelles et Assurances organisé par Twelve 630 452 Twelve Consulting

Le 5 novembre dernier, Twelve Consulting organisait son premier Petit Déjeuner au 12Presbourg sur le thème de l’impact du digital sur les clients dans le secteur des mutuelles et de l’assurance. Un évènement dont l’objectif était de réunir une trentaine de décideurs pour prendre un peu de recul et comprendre les tendances du marché, tiré par les nouveaux besoins clients. Qu’attendent les clients ? Quel modèle pour demain ? Quelles solutions technologiques les accompagneront ? Voici les questions que nous nous sommes posées lors de cet évènement avec nos partenaires Ailancy et Microsoft.

Cette rencontre nous a permis de partager un contenu riche dont vous pourrez retrouver ci-dessous quelques extraits. Mais également des témoignages plus qu’authentiques puisque nous avons nous-mêmes interviewé notre entourage pour synthétiser en vidéo les attentes de différents profils de clients !

Quelques pistes de réflexion sur le sujet :

« Les clients sont de plus en plus exigeants. La marge d’erreur pour les entreprises est faible car l’adoption est soit immédiate soit ratée. »

« L’assureur de demain est celui qui saura utiliser les technologies permettant d’exploiter l’intelligence des données, et ainsi gérer tous ses clients comme ses meilleurs clients »

« En parallèle, les clients attendent de plus en plus de personnalisation dans leur relation avec l’entreprise, alors que les entreprises elles-mêmes sont organisées et « processées » autour de catégories définies. »

« A l’instar de sa relation client, l’entreprise doit personnaliser sa relation avec ses collaborateurs. Les modes, rythmes et lieux de travail doivent s’adapter à chacun d’entre eux et non le contraire »

« Votre organisation doit permettre de faire cohabiter des cycles industriels longs, dans un souci d’optimisation de la qualité et des coûts, et des cycles d’innovation courts, pour rester proche de votre marché et suivre le rythme d’évolution des usages. Un processus de « désorganisation » constructif doit être mis en place. »

« L’assureur de demain devra être capable de devenir un intégrateur de services »

« Les assureurs vont devoir gagner la confiance de leurs clients afin d’aller au-delà d’une relation d’indemnisation, pour progressivement se positionner en tant de Coach et construire une relation durable basée sur la personnalisation. »

Retour en image sur ce premier Petit Déjeuner réussi ! Toute l’équipe tient à remercier chaleureusement les participants à cet évènement. Si vous souhaitez approfondir ces sujets avec nous, n’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de prolonger l’échange.

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